Auparfum

Parfumerie de niche, en quelques chiffres

Sun Jae

par Sun Jae, le 24 janvier 2014

Merci pour cet article Jeanne, et votre conseil de sentir avec ses émotions. Il est difficile parfois de ne pas se laisser submerger et de devenir une éponge qui va aimer un parfum parce qu’on nous a dit qu’il fallait l’aimer et payer un rein pour l’avoir. Les vendeurs intimidants sont de vraies plaies parfois, ils vous sautent dessus et si on ose dire que ce qu’ils nous font sentir n’est pas notre tasse de thé, on a droit au regard "pfff, pauv’ tache". Je me souviens d’une vendeuse à l’Inno (vos galeries Lafayette en 1.000 fois plus petit en Belgique) qui m’avait laché un "je vais vous faire sentir quelque chose de SPECTACULAIRE !" avant de me fourrer sous le pif une touche de Manifesto. Mon mari s’est étouffé de rire et c’est devenu une private joke entre nous depuis. L’aurte exemple positif cette fois est le supra-méga-gentil monsieur qui nous a reçu chez Lutens au Palais Royal lors de notre escapade parisienne. Une vraie crème. Il ne nous a pas jugé sur nos vêtements déjà, à contrario de bon nombres de vendeurs des départements "de luxe" (on était fringué comme des randonneurs qui bravent la pluie le froid : veste en gore-tex, baskets Vans et sac à dos de rando - le top quoi), et il n’a absolument pas poussé à l’achat, au contraire. Mon mari hésitant sur un parfum (déjà il en a essayé un, c’est un miracle), il lui a carrément dit de ne pas le prendre mais d’attendre, de faire un tour, et de revenir si il lui convenait. Il préférait ne rien vendre plutôt que de vendre un parfum qui ne convenait pas. Jamais vu ça. Un rêve de conseiller parfumeur.

J’ai l’impression que les parfums de niche se reproduisent comme des lapins, et que les prix gonflent de plus en plus. Au plus cher c’est au mieux ce sera. Quand je vois le parfum D’Anatole Lebreton qui est une pure merveille vendue au prix abordable d’une 70aine d’Euro, je me demande ce qu’on paye vraiment quand on achète de la niche actuellement.

Vos mots font aussi écho à ce que dit toujours l’adorable David de la Place Vendôme à Wevelgem : les parfums sont des émotions liquides, et les gens qui les achètent veulent des sentiments, pas des marques.

Bref, c’est un (très) vaste sujet de discussion, surtout de nos jours où paraître est plus important qu’être et où les logos et le bling-bling sont plus importants que la qualité.

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