Les voyages teintés d’épices de la Closerie des parfums
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Il orchestrait depuis près de 30 ans la collection de parfums de la maison de mode japonaise Comme des garçons. L’artiste pluridisciplinaire Christian Astuguevieille est décédé hier.
il y a 24 minutes
Bonjour Des Esseintes, Les Oriza L. Legrand, c’est justement une marque que je commence tout(…)
il y a 32 minutes
Bois, je t’envoie un mail ! Alors, pour moi le meilleur ambre de la marque, c’était clairement le(…)
hier
Bonjour Blanche, bonjour Bois Brun, À la lecture de vos échanges, j’ai pensé à deux autres(…)
Café irisé
Baume d’ambre
Madeleine pour tous
J’ai essayé les quatre "Oud" de la Closerie des Parfums. J’ai arrêté mon choix sur deux d’entre eux. Ils sont très différents : Oud Suède baie rose est extrêmement opulent, riche, je l’ai trouvé très séduisant mais trop riche, trop fort, trop "parfumé", montant à la tête, limite entêtant. Je n’ai pas senti la cannelle dans Ambre Oud Cannelle (ce qui est dommage), je l’ai trouvé aussi un peu trop "riche" pour moi.
J’ai en revanche été sous le charme total d’Oud Safran, pour moi d’un rouge ardent, vibrant, étincelant, véritable escarboucle, rubis, joyau incandescent. C’est un parfum qui évoque une danse au milieu du désert, une gitane faisant ondoyer sa jupe écarlate, quelque chose de gai comme un rire. Malheureusement suite au covid, je n’ai plus reconnu une des odeurs qui le composent. Je me suis alors intéressée à Tabac Oud Cardamome, plus rugueux que Oud Safran à mon avis, plus difficile d’abord, plus masculin (Tabac Oud est clairement un parfum masculin). Mais lorsqu’on passe la première heure, ce parfum devient délicieusement fumé, un fumé intense (c’est un parfum très tenace) mais qui prend avec le temps un moelleux, une rondeur, une patine, qui devient nacré comme une volute de bois de santal brûlé, soyeux, velouté, parfumé comme un bois de pin au soleil. Cela évoque une flamme, les rayons d’un soleil déclinant fusant à travers les branches basses d’un bois en été, un corral au milieu du far-west, la poussière d’un été torride. Tout ça à la fois, et encore d’autres choses indicibles, mais toutes prises à l’été caniculaire. C’est un parfum que j’ai aimé porter par les grosses chaleurs, il va parfaitement avec, de manière contre intuitive. Je verrai s’il peut être aussi rassérénant par un hiver glacial.