Pourpre d’automne
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Oscillant entre naturalisme désarmant et stylisation olfactive, végétale et animale, hommage historique et lisibilité actuelle, voici un parfum qui prend le temps d’évoluer, de se métamorphoser, le port altier.
il y a 1 heure
C’est fascinant, vraiment, cette capacité à dénoncer la pédanterie supposée des « hipsters aux(…)
Les ailes du soupir
La fée noire
Verveine sereine
Oui, j’adore le joyeux, le délicieux, le rayonnant Misia, je le porte parfois et il m’enivre à chaque fois. Mais j’avoue une faiblesse pour ce Pourpre d’automne qui, en gardant quelques notes du Chanel, développe autour de moi un halo bien différent, étrange, brumeux quoique sec, poudré, d’un mauve un peu sombre et presque poussiéreux, certes, mais réellement exquis, qui me plonge dans le XIXe siècle finissant. Les grands bouleversements du XXe siècle semblent bien lointains, la guerre de 14 n’a pas encore eu lieu, mais selon quelques esprits éclairés, s’avère possible ... Vite, il faut savourer ces derniers instants de poésie, s’y abandonner sans honte avant le drame qui s’annonce au loin.
Parfum proustien, vraiment.