Terre d’Hermès : plongée intense dans le vétiver
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À l’occasion des vingt ans de sa société de création Osmoart, Pierre Bénard compose un soliflore, hommage très personnel à cette matière hypnotique et précieuse qu’est la tubéreuse.
il y a 2 heures
J’ai testé hier Shalimar L’Essence... Bof, une vanille assez médiocre à mon nez, saturée de muscs(…)
hier
Sombre héroïne ou blanche toupie ? À me poser la question, j’en ai le tournis...
Gardénia de haut en bas
Bonbon solaire
Faits et zestes
C’est un peu à reculons que je suis allé sentir ce nouveau Terre, et finalement un échantillon m’a fait passer la journée avec, aujourd’hui... Et je suis agréablement surpris. Non que cette Eau Intense Vetiver soit un grand parfum, mais plutôt parce que j’ai eu affaire à quelque chose comme un classique bien exécuté. Difficile de surprendre avec le Vétiver : c’est un des ingrédients incontournables de la parfumerie qui a suscité des créations en forme de manifeste (chez Guerlain, mais mes préférés restent le Fat Electrician de ELDO et le Vétiver Tonka de Hermès, auquel ce Terre ne fait pas d’ombre, très clairement). L’ouverture est ici très séduisante ; le vétiver est déjà là mais aussi les agrumes, la verveine et puis surtout cette note de cannabis qui donne l’impression d’être face à une belle fleur fraîche et grasse de chanvre indien. Un vrai coffee shop néerlandais, sans les remugles de fin de soirée et les odeurs de renfermé. J’ai ri en pensant qu’il devait y avoir un public inattendu pour ça... Quoique certains cadres sup’ propres sur eux trouveront peut-être ici aussi une petite madeleine les ramenant à leur jeunesse dissolue... Bref, la note est amusante, et plutôt agréable.
La suite, quant à elle, est bien plus classique (comme une vie de cadre sup’ BCBG finalement), avec un vétiver boisé un peu savonneux, dont le bois fumé n’est pas sans rappeler celui de l’Eau de citron noir. Cette eau m’avait dérangé, mais ici je n’ai pas eu la même réaction : je m’étais senti "piégé" par l’évolution de la cologne qui n’avait rien de cohérent ou de souhaitable à mon goût après son départ frais. Ici, le propos me semble plus cohérent, pas révolutionnaire mais pas désagréable - s’il a le succès du Terre original, le sentir dans l’espace public ici et là ne sera pas inconvenant, ça pourrait même être une expérience rigolote !