Habanita, La Cologne
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Inspiré du tableau La Neuvième Vague d’Ivan Aïvazovski, le parfum veut saisir la force silencieuse et humide du ressac, cette puissance contenue de l’océan en colère.
il y a 2 heures
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Sous tes caresses
Aquarelle poudrée
Cuba libre
Habanita, dans sa version eau de toilette, fait partie des parfums que je porte le plus et je suis toujours fascinée pour l’histoire interminable qu’il me raconte à chaque fois : la si complexe profusion de ses notes, sa densité, la façon qu’il a de me balader, de venir enfin se coucher tout ronronnant sur ma peau au bout d’une journée de course folle, et d’affirmer sa présence jusqu’au lendemain ... Après avoir lu autant de bien de son dernier rejeton La Cologne, autant dire que j’attendais celle-ci au tournant.
Je l’avais sentie rapidement une fois, fort bien portée, et était toute prête à tomber sous le charme quand j’ai eu la chance de recevoir l’échantillon envoyé par la team Au Parfum.
J’ai donc attaqué directement l’ascension par la face nord : pas de mouillette, pas de petit coin de poignet discret, paf, direct en parfumage. J’ai eu depuis l’occasion d’y revenir plusieurs fois.
J’ai tout d’abord était charmée par son envolée d’agrumes sur fond de nuage de muscs, et par les notes rondes et vanillées qui y percent assez rapidement. Puis, sous le coeur floral, j’ai cette curieuse impression d’un bois de synthèse, pas franchement piquant mais pas franchement joli, qui vient me gâcher le paysage. Il se fait de plus en plus insistant. J’aime en revanche ce halo poudré qui garde sa fraîcheur, la forme de douceur qui le sous-tend. Mais d’Habanita je n’entrevois qu’un fantôme, au point de me demander si j’ai senti le même parfum que vous. Peut-être suis-je trop envoûtée par l’aïeule pour me laisser aller au charme de la jouvencelle ? Toujours est-il que ma journée en Habanita La Cologne fut loin d’être palpitante et que les expériences ultérieures ne permirent pas le rattrapage. Je le regrette car j’étais vraiment prête à l’aimer.