Jour
Signaler un abus
Vous devez être connecté pour signaler un abus.
Vous devez être connecté pour signaler un abus.
Diptyque ajoute à sa (très) coûteuse collection des « Essences » une interprétation olfactive de la plume de paon et du lapis-lazuli.
hier
Tiens tiens, le retour de Salvadori. Est-il bien, ce film ?
hier
Dans le film La Vénus électrique de Pierre Salvadori, on peut voir à deux reprises un gros flacon(…)
il y a 4 jours
Veuillez excuser deux petites coquilles en raison d un simple manque de sommeil...
Mer brûlée
Sous tes caresses
Aquarelle poudrée
Bonjour Opium,
Je suis depuis longtemps les échanges sur le site et, pour l’instant, ça me suffisait. Mais là, en lisant votre post, je voulais vous dire que je partage totalement votre avis sur le parfum de JC Ellena. A part Rose Ikebana, je n’accroche pas forcément à celles de ses compositions faites de pleins et de nombreux creux. Je connais l’admiration de l’homme pour le Japon et les haïkus mais j’avoue que mon envie de parfums plus charnels s’en trouve frustrée. Toujours est-il que je suis frappée par la justesse de vos propos sur le type de lumière qu’évoque le parfum Jour. Je l’ai découvert il y a peu et j’ai été partagée, pour commencer, entre le plaisir de rencontrer un parfum qui a quelque chose de vif, de joyeux, de fruité, de printanier, ce qui me plaît beaucoup et n’est pas si fréquent (mais rien n’égale le discontinué Folavril de Goutal, à ce jeu-là) et la légère impression de ne pas sortir d’un côté légèrement désincarné, fréquent dans les parfums d’Ellena (mais First et Rose poivrée montrent qu’il sait très bien faire dans un genre plus lascif).
Une première impression en forme d’hésitation donc, séduite par certains côtés et peu émue par d’autres. Puis j’ai compris. Ce parfum est la lumière faite matière. Il retranscrit à merveille la lumière lorsque ses filets jouent avec la poussière dans l’air, prend sa densité. Lorsqu’elle semble sortir de son évanescence pour s’incarner dans un halo qui devient presqu’opaque d’être lumineux. Une lumière "voilée", "nébuleuse", vous avez raison. On a tous connu des moments où l’air, traversé de lumière près d’une fenêtre, semble en être constitué. Et effectivement, près de la mer, où l’air est humide, la lumière aussi prend possession des gouttelettes dans l’air, s’y difracte, rayonne. La lumière faite matière... autant que l’air le permet. Une matière qui n’en est presque pas une, à peine plus dense que la lumière.
Alors non, dans ce parfum il n’est pas question de chair mais simplement d’une lumière aérienne. Ou plutôt de l’air lorsqu’il irradie la lumière reçue.