La Religieuse, Serge Lutens en odeur de sainteté
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La rédaction d'Auparfum et de Nez a exploré le paysage olfactif de l’année 2025 à la recherche des lancements les plus marquants. C'est l'occasion de (re)découvrir ensemble les parfums, les marques et les événements qui ont rythmé ces douze derniers mois.
il y a 3 jours
Oui, je suis d’accord, Felanilla est un très beau parfum qui fait la part belle à l’iris. Il est à(…)
il y a 1 semaine
Bonjour à tous, elle n’est pas d’actualité, certes, mais Felanilla de Pierre Guillaume est une bien(…)
il y a 1 semaine
On se plaît à imaginer la toupie en vert céladon.
Verveine sereine
Rayon de musc
Adieu tirelire
Je vais simplement vous copier coller ce que j’ai mis sur twitter (pardonnez donc le style un peu haché disons)
Comme La Religieuse de Serge Lutens est sortie, je vais vous livrer ma pensée sur cette dernière sortie. Il tournait une page entre expérimentation, esthétique personnelle et thématique forte. Là, il repart sur un thème mystico-noir-blanc. Le résultat est un jasmin. Soit. Bon, après, le jasmin c’est canon en compo mais en majeur c’est toujours un peu chiant. Le truc c’est que La Religieuse traite le jasmin comme la niche le faisait y’a 10 ans déjà. C’est très synthétique, ac la smalla banane encre, solaire et cie. Il y a quelques aldéhydes (tic récent de Lulu) qui font remonter un aspect métallique qui vrille encore + le parfum. En résulte un jasmin assez informe, pas très fondu ni vraiment intéressant, presque amateuriste. Il est très lisible et manque de complexité et de charisme. Néanmoins il y a quelques effets annexes qui donnent une signature et une complexité bienvenue. Notamment une note amère + une note salée. La note amère reprend la même trame que Douce Amère et fait redite. C’est un vrai retour en arrière pour Lulu, pas inintéressant en soi Mais plutôt dommage après la formidable voie tracée au préalable. Après, c’est la 1ère fois qu’il reprend Douce Amère, variation intrigante. La note salée elle est plus unique. Elle évoque la cacahuète salée, la même qui donne du grain à Dans Tes Bras. Ici, elle texturise et et signe un parfum qui n’aurait pas grand chose à raconter en dehors de ça. Enfin, le fond est tantôt boisé, musqué et vaguement fleuri. Il revendique la civette, j’ai juste envie de rigoler. C’est très très propre, puisque le traitement de la fleur blanche est semblable à l’immondice shampouineux qu’était La Vierge De Fer. On est dans la forme finale sur un parfum assez américain, une fleur blanche propre. Donc pour moi c’est une régression pour Serge Lutens sans pour autant être un gros ratage. Je pense que je le classerai au final aux côtés des Lutens mineurs. Il trouvera certainement son public. Mais je préfère le petit Serge en expérimentateur orphelin :)