Parfum sucré, oui mais....
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Si les notes vertes sont un terreau fertile de création pour la niche, chez la marque française Ānti, le terrain de jeu du Jardinier est figuratif et total.
il y a 2 heures
S’il y en a un que j’aimerais revoir à la vente, c’est bien Midnight Poison. Dior, si vous(…)
il y a 2 heures
Que dire de plus ... je déplore aussi la politique de LVMH et ce manque de considération pour les(…)
il y a 2 heures
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Plus si affinités
Esprit clair-obscur
Rhubarbe sous acides
Bonsoir Solance, bien que je ne sois pas plus spécialiste que vous, je vais à mon tour tenter une possible explication.
Vous citez Fracas, ISM, l’Heure Défendue, Sables comme exemples de parfums où une note est poussée à l’extrême (le principe du solinote en fait). Mais ce qui, à mon humble avis, fait l’intérêt des parfums de cette liste, ce n’est pas tant le surdosage d’une note phare mais plutôt l’originalité de son traitement. Un iris comme ISM, il n’y en a qu’un. Sable reste également unique en son genre. En fait tous les quatre ont proposé un mise en lumière novatrice et originale d’une matière, toujours traitée de façon fine et intelligente, jamais racoleuse (d’ailleurs y a t-il moins racoleur comme solinote que la rêche immortelle). Même le cacao de l’Heure Défendue, référence gourmande universelle, est ici traitée tout en finesse, loin du stéréotype patissier. C’est ça qu’on attend en amateurs de parfums : de l’inventivité, de la créativité, de l’audace et de la recherche. Pas l’équilibre pour l’équilibre, pas l’overdose pour l’overdose, mais un vrai propos intelligible et cohérent, une vraie vision artistique.
La grande majorité des best-sellers gourmands actuels en mainstream ne sont que redites de ce qui a déjà été fait et ne proposent rien de nouveau. Ils tombent tout de suite dans le cliché racoleur sans davantage de cherche dans le traitement de la note gourmande, et ont finalement pour seul argument leur overdose de glucose. Et chaque nouveauté est une surenchère du précédent... Et puis hop ! Parfois au milieu de toute cette déferlente dénuée de tout sens créatif (mais pas de sens marketing), sort un Candy de Prada qui propose lui aussi un parfum sucré assumé, mais tout en finesse, avec une vraie originalité et une vraie recherche. Elle est là la différence.