Flowerbomb
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Mathilde Laurent signe ici un lilas de printemps intense et inattendu, bien loin des clichés délicats.
il y a 13 heures
Oh nooooon !!! Pas l’Heure exquise ! C’est probablement mon préféré chez Annick Goutal. Mais(…)
hier
Tous les amoureux de l’iris, et de la poésie, sont en deuil désormais...
Magnolia à rebrousse-feuille
Milky Way
Tubéreuse sidérale
Un grand merci Opium !
« cette tendance […] m’ennuie, pas tant par son existence, libre à chacun de ses choix, mais par son systématisme qui rejette peu à peu la possibilité de toute autre forme olfactive »
Amen. C’est exactement ça.
Il faut des parfums pour tous les gouts, et si Flowerbomb ou un autre apporte du plaisir à quelqu’un c’est parfait. Ça serait encore mieux si le prix était en rapport avec la qualité, mais chacun est libre d’acheter ou pas, et si payer plus cher flatte l’ego de certains encore une fois je n’ai rien à y redire.
Mais quand LVEB renchérit, puis qu’on se mange une rafale de Bonbon, Black Opium, Sweet, Premier Délice en pleine face, avec très peu d’alternatives qui sortent, et auxquelles on ne laisse plus leur chance (puisque le sucre ça marche à presque tous les coups, pourquoi se fatiguer à proposer d’autres choses ?), ça fait grincer des dents. Même quand a priori on n’est pas contre la gourmandise, même en ayant soi-même son doudou sucré (Jour de fête <3). D’ailleurs je ne vois plus la gourmandise dans LVEB, croquer du sucre en morceau relèverait plutôt de la compulsion... Comme tu le dis très justement c’est encore un autre stade, le « pur sucre ».
C’est un cercle vicieux, le glucose et les arômes alimentaires caricaturaux c’est facile, on ne se fatigue pas, on inonde le marché, et à force de ne plus sentir que ça les gens perdent l’habitude du reste ce qui renforce le succès.
J’ai l’impression que de plus en plus de personnes ont un vrai problème de références olfactives. On consomme tellement sucré aromatisé coloré, volume à fond, que sans ces artifices les choses paraissent fades voir désagréables. Et bien souvent la nature fait moins rêver, elle est devenue un peu étrangère, il y a un côté un peu « sale », « puant ». Même la tendance écolo/bio me semble encore trop déconnectée de la notion de plaisir des sens. Ajoutons à ça la désodorisation/aseptisation systématique, on n’a plus le droit de transpirer la moindre goutte, le sexe ne doit pas avoir d’odeur… Et des odeurs qu’on devrait pouvoir apprécier naturellement demandent un apprentissage !
Je crois que le meilleur moyen de lutter contre l’uniformisation, c’est de mettre de beaux parfums sous les nez qui nous entourent, en les portant soi-même, en faisant sentir, essayer… Je n’ose pas souvent exprimer mes enthousiasmes parfumés au quotidien, mais je me dis que je devrais.
Encore merci pour ton analyse très juste ! (oups j’ai écrit un pavé… serais-tu contagieux ? ^^)
Bonne semaine :-)
Potra