Des parfums et des livres
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Si les notes vertes sont un terreau fertile de création pour la niche, chez la marque française Ānti, le terrain de jeu du Jardinier est figuratif et total.
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Ah, c’est vrai que nous aimons nourrir notre amour du parfum par des lectures !
J’ai lu avec grand intérêt les deux références de JC Ellena, —le Journal d’un parfumeur et le Le Parfum chez Que-sais-je ? — tous deux profitables.
Dans le Journal, j’ai aimé le récit au jour le jour des réflexions, idées, recherches de ce parfumeur à la fois affilié à une maison et indépendant. C’est passionnant de suivre la progression de ses créations en cours d’élaboration, l’histoire du nom de ses parfums, les matières qu’il privilégie, l’organisation de son travail, ou quand il fait le lien entre les odeurs qu’il perçoit et la construction intellectuelle nécessaire pour les reproduire (ou les évoquer). Il aborde le parfum comme une oeuvre littéraire ou picturale, par touches successives et repentirs. C’est très stimulant et instructif, même si l’ouvrage est bref.
Le Que-sais-je ? fait le point sur les réalités du métier de parfumeur, donne un concentré d’informations en peu de pages, c’est plutôt bien fait. Bien sûr, l’ouvrage est "orienté" par la vision du parfum et du travail de parfumeur de l’auteur... À ce titre c’est un bon complément du Journal.
Et je me prends à souhaiter que chaque grandE parfumeurEUSE écrive un texte sur le long-cours, pour nous livrer quelques bribes et quelques secrets du fonctionnement de son génie. (Je sais qu’il existe des interviews bien menées qui permettent à ces gens de métier de nous expliquer un peu mieux leur travail, mais c’est souvent frustrant parce que court !)
Bon, j’ai aussi lu le roman de JC, la Note verte… avec cette impression qu’il nous avait vendu le synopsis de son histoire tellement c’était plat. Les quelques pages soutenables du livre ressemblent à son journal ( le genre qui lui correspond le mieux apparemment) avec des réflexions très intéressantes sur les odeurs, le parfum, le métier, tout ça... Elles tranchent vraiment avec le reste, que je me suis empressée d’oublier.
Amicalement,
Pauline.