Odeurs freaks
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Une étoile géante teintant la lactescence d’un champ de tubéreuses d’une lueur rouge orangé, comme une volée de pollen couleur de paprika.
Rose ecchymose
Nouvelle saison
Hélichryse de la cinquantaine
L’odeur iodée de la mer, lorsque le vendredi soir je sortais de ma voiture , de retour d’une semaine de fac à Nantes.
L’odeur des pins d’un camping de Lacanau, au bord du lac, fréquenté enfant lors des vacances pascales, avec en plus les délicieuses effluves goudronnées d’un enduit passé sur le bois des cabanons.
L’odeur très artificielle de la wax dont j’enduis mon surf avant de me mettre à l’eau.
L’odeur des dunes, un peu plus tard, les yeux fermés, étendu sur la plage, quand le soleil sèche les gouttes d’eau et laisse un peu de sel blanc sur ma peau mate.
L’odeur des quais des ports, à la fois propre et sale, iodée, mais pleine des retours de pêche et des huiles des gros diesels des chalutiers et autres cargos.
L’odeur des frangipaniers, adolescent à Nouméa, du sable blanc de l’île des pin, aussi.
L’odeur d’un marché couvert, à Porto. L’odeur rose des soirées lisboètes, en contemplant le Tage.
L’odeur des gens que j’aime.