L’Eau des Merveilles
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Si les notes vertes sont un terreau fertile de création pour la niche, chez la marque française Ānti, le terrain de jeu du Jardinier est figuratif et total.
il y a 4 jours
La Parfumerie de niche est devenue parfois la parfumerie sans une grande majuscule . Peu de(…)
il y a 4 jours
Goutal, c’était la parfumerie d’une époque où le luxe se mesurait encore en élégance discrète.(…)
il y a 4 jours
Je suis attristée à l’ idée de ce rétrécissement radical de la gamme des parfums Annick Goutal.(…)
Plus si affinités
Esprit clair-obscur
Rhubarbe sous acides
Pour me raconter un peu, le parfum de ma maman, c’était l’ambre gris. En effet, lorsque j’étais garçonnet, ma mère avait l’habitude de porter un collier avec des perles d’ambre gris. Ces perles n’avaient aucun effet décoratif, elles étaient d’un gris sale et terne, comme des grains d’asphalte, mais quel parfum ! Un parfum qui se décrit conventionnellement comme un complexe mousse/baume/musc/tabac/marin/fécal avec un rendu cireux voire poudré. Inimitable et inaltérable.
Inutile de vous dire qu’avec ça, je suis un ayatollah de l’ambre gris ;-)
Alors, est-ce-que la "colonne vétébrale" d’ambre gris (ou plutôt sa reconstitution) de l’Eau des Merveilles m’a convaincu ?
A mon avis, Hermes a éludé certaines facettes dans sa reconstitution de l’ambre gris, les aspects les plus lourds et dérangeants (musc/marin/fécal) sont quasiment absents ; sans doute pour laisser à la composition une certaine pétillance et pour éviter de pencher du coté d’un oriental capiteux manquant de légéreté. Du coup, je ne retrouve pas le parfum de ma maman !
Ceci dit, L’eau des Merveilles est une composition originale à bien des égards, surtout si on prend en compte qu’elle figure au rayon féminin. Je vois dans l’évolution du parfum comme des allez-retour entre un visage hespéridé frais et pétillant et ce visage "ambre gris" évoquant des bois balsamiques et du tabac un peu cuiré.
Le nom du parfum et son flacon pseudo-bancal sont aussi des réussites !