Parfums disparus : flop olfactif ou flop marketing ? 1/4
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Une étoile géante teintant la lactescence d’un champ de tubéreuses d’une lueur rouge orangé, comme une volée de pollen couleur de paprika.
Rose ecchymose
Nouvelle saison
Hélichryse de la cinquantaine
Mon grand drame à moi, ce fût la disparition de la Nuit de Paco Rabanne ! Je devais avoir 18 ans, je le portais depuis 2 ou 3 ans après avoir piqué en douce un échantillon à ma mère. Parce que pour être franche, ce n’était pas un parfum "convenable" pour la jeune fille/femme que j’étais (on m’avait collé Anaïs Anaïs dans les pattes !!!!!......).
Mais ce parfum, quel délice ! Et puis quel plaisir de ne le sentir sur aucune de mes copines (sur aucune de celles de ma mère non plus d’ailleurs !). M’en mettre était comme revêtir la panoplie de LA femme : sensuel, gourmand, surprenant, un rien mystérieux. Un vrai déguisement olfactif.
Cette sortie du marché a été pour moi l’occasion de découvrir la cruauté de la logique commerciale. Dans mon esprit, une fois qu’il était né, un parfum existait pour toujours ! J’en ai fait des parfumeries pour trouver un fond de stock ! Et j’en ai essayé des parfums avant de pouvoir le remplacer ! Jusqu’à ma rencontre avec Jungle en 1994. Mais c’est une autre histoire.