Mon Parfum Chéri
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À l’occasion des vingt ans de sa société de création Osmoart, Pierre Bénard compose un soliflore, hommage très personnel à cette matière hypnotique et précieuse qu’est la tubéreuse.
il y a 2 heures
Pas très rassurant tout ça. Mon flacon d’Après l’Ondée sera bientôt vide, je vais sûrement en(…)
Gardénia de haut en bas
Bonbon solaire
Faits et zestes
Bonjour à toutes et à tous.
L’intitulé de ce nouveau parfum, au même titre que les flacons godrons à noeud-noeud mièvres ou romantiques à souhait, c’est selon, auraient pu m’exaspérer. Mais, comme vous l’avez si bien décrit Jeanne, dans votre souci de rendre l’esprit de ce coup de coeur, ce chypre, pourtant nouveau par l’écriture avec le seul patchouli utilisé jusqu’à l’extrême par défaut de sa moitié plus verte et humide aujourd’hui très restreinte (RIP "mousse de chêne") rappelle de biens beaux et anciens parfums.
Pour ma part, deux noms résonnaient vigoureusement à l’intérieur de ce qui me sert de boîte crânienne lors de sa découverte : Mitsouko, de Guerlain, et -plus encore, de celui qui en a été inspiré -, Femme, de Rochas. Il y aurait peut-être même un chouilla de quelque chose du Parfum de Thérèse là-dedans. C’est une sorte d’état d’esprit qui réunit ses créations passées à la sortie récente d’Annick Goutal. Nulle copie dans ce cas. Mon Parfum Chéri a une construction, une ossature, qui sont bien à lui. Pourtant, impossible de ne pas voir le tracé d’une lignée remontant à près d’un siècle.
Le patchouli utilisé jusqu’à l’overdose (Et non Loverdose , hein, pas de confusion ? ! Sur cette très mauvaise copie, je n’ai rien à dire...), étouffe littéralement, fait suffoquer ; nous, ses porteurs, et les matières avec lesquelles il évolue. Il alterne, tantôt vert et un peu humide, tantôt d’une violente sècheresse et âpreté qu’on ne renierait pas en pleine canicule.
Sur certain(e)s, l’iris et la violette ont du mal à se frayer leur propre chemin dans le nuage terreux du patchouli. Sur moi, iris, violette et prunol apportent bien, durant des heures, un poudré fruité qui permet d’éteindre l’incendie déclenché par la sécheresse du patchouli omniprésent.
Après des semaines, ces 4 compères sont toujours présents sur un chèche sur lesquels je les avais aspergés.
Ce parfum est un régal. Une trouvaille que, finalement, acceptant son intitulé, l’on peut chérir...
Votre article, Jeanne, par sa concision, sa précision des mots, sa justesse et son analyse, de même que le parfum, mériteraient cinq étoiles, donc 4 obligatoirement. Pour l’audace, la réussite, la cohérence, le culot, la démarche, je les attribue facilement... De même que, tout simplement, pour le plaisir que j’éprouve à le porter, moi qui suis si fan d’une certaine création des années 40 dont il semble tant s’inspirer.
Belle(s) découvert(s) parfumée(s),
Opium