Jeux de Peau
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Si les notes vertes sont un terreau fertile de création pour la niche, chez la marque française Ānti, le terrain de jeu du Jardinier est figuratif et total.
il y a 23 heures
Deux heures de tenue, et le voile se déchire. D’un côté, des notes vertes si fades qu’on croirait(…)
il y a 2 jours
J’ai répondu à votre commentaire un peu trop vite sans avoir essayé le nouvel opus de l’heure(…)
il y a 2 jours
J’ai lu quelque part sur Fragrantica qu’il y avait une bonne dose de calone, ou equivalent, dans(…)
Plus si affinités
Esprit clair-obscur
Rhubarbe sous acides
Je pense que c’est surtout une question de fond sur l’image de l’objet parfum : est-ce une simple formule chimique, un mélange de matières premières savamment dosé mais qui permet encore d’autres transformations pour parvenir à une personnalisation totale ? Ou bien est-ce une oeuvre artistique entière, avec un sens, un message, une âme unique ?
Ces 2 visions différent principalement par le sentiment de propriété qu’elle induisent : dans la première, le parfum est la propriété de celui/celle qui le porte, son consommateur. Libre à lui donc de le retoucher pour se l’approprier davantage. Dans la deuxième perspective, c’est le créateur qui détient et détiendra à jamais la propriété du parfum qu’il a composé. Et il possèderait ainsi une sorte de droit moral (comme en musique) qui lui permet d’invalider (ou de valider, mais ça ne s’est jamais vu) toute transformation apportée à sa création.
Personnellement, me retrouvant davantage dans la deuxième définition, j’ai du mal à admettre l’idée même de mélanger des parfums. A moins que le créateur lui même ne dise au détours d’une interview "j’ai composé ce parfum pour qu’il puisse se marier à tel autre" (comme les Orientalistes de Goutal).