Jeux de Peau
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Après une violette audacieusement saupoudrée de cumin en 2024, Le Jardin retrouvé lançait pour son cinquantième anniversaire une immortelle non moins pourvue en épices.
hier
Je l’ai commandé en échantillon (2) et je le trouve envoutant. (à condition d’aimer les fleurs(…)
Midi en soirée
Hors du temps
Bons baisers d’Italie
Je pense que c’est surtout une question de fond sur l’image de l’objet parfum : est-ce une simple formule chimique, un mélange de matières premières savamment dosé mais qui permet encore d’autres transformations pour parvenir à une personnalisation totale ? Ou bien est-ce une oeuvre artistique entière, avec un sens, un message, une âme unique ?
Ces 2 visions différent principalement par le sentiment de propriété qu’elle induisent : dans la première, le parfum est la propriété de celui/celle qui le porte, son consommateur. Libre à lui donc de le retoucher pour se l’approprier davantage. Dans la deuxième perspective, c’est le créateur qui détient et détiendra à jamais la propriété du parfum qu’il a composé. Et il possèderait ainsi une sorte de droit moral (comme en musique) qui lui permet d’invalider (ou de valider, mais ça ne s’est jamais vu) toute transformation apportée à sa création.
Personnellement, me retrouvant davantage dans la deuxième définition, j’ai du mal à admettre l’idée même de mélanger des parfums. A moins que le créateur lui même ne dise au détours d’une interview "j’ai composé ce parfum pour qu’il puisse se marier à tel autre" (comme les Orientalistes de Goutal).