Shalimar
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Sous tes caresses
Aquarelle poudrée
Cuba libre
Shalimar, rien que le nom carillonne tel une lointaine mélodie d’Orient. J’ai toujours connu ce parfum bien que je ne l’ai jamais porté, et je ne le porterai jamais tout simplement parce que c’est le parfum de ma mère, une femme élégante et esthète. Ses foulards sont imprégnés de ce jus qui ne semble pas se lasser de leur soie. Tout est imprégné de Shalimar, de cette vanille suave qui semble vous coller à la peau. Ce n’est pas une fragrance vertigineuse comme Bois De Vanille, ni poivrée comme N°5 que ma mère m’a offert et que je suis incapable de porter.
Shalimar c’est un peu ma madeleine de Proust, ma petite phrase de Vinteuil qui me renvoit des souvenirs que je croyais avoir oublié. On a toujours une relation très étroite avec certains parfums : ils vivent avec nous et embaume notre âme. Et Shalimar est une poésie, celle de mon enfance.
Je ne sais pas si cet avis est très intéressant car je ne porte pas ce parfum mais c’est ce qu’il m’évoque et c’est ce que je ressent à chaque fois que je le sens dans le sillage d’une personne qui le porte : j’ai l’impression de croquer dans une madeleine imbhibée de thé.