L’Eau des Merveilles
par Le Gnou, le 25 janvier 2009
Pour me raconter un peu, le parfum de ma maman, c’était l’ambre gris. En effet, lorsque j’étais garçonnet, ma mère avait l’habitude de porter un collier avec des perles d’ambre gris. Ces perles n’avaient aucun effet décoratif, elles étaient d’un gris sale et terne, comme des grains d’asphalte, mais quel parfum ! Un parfum qui se décrit conventionnellement comme un complexe mousse/baume/musc/tabac/marin/fécal avec un rendu cireux voire poudré. Inimitable et inaltérable.
Inutile de vous dire qu’avec ça, je suis un ayatollah de l’ambre gris ;-)
Alors, est-ce-que la "colonne vétébrale" d’ambre gris (ou plutôt sa reconstitution) de l’Eau des Merveilles m’a convaincu ?
A mon avis, Hermes a éludé certaines facettes dans sa reconstitution de l’ambre gris, les aspects les plus lourds et dérangeants (musc/marin/fécal) sont quasiment absents ; sans doute pour laisser à la composition une certaine pétillance et pour éviter de pencher du coté d’un oriental capiteux manquant de légéreté. Du coup, je ne retrouve pas le parfum de ma maman !
Ceci dit, L’eau des Merveilles est une composition originale à bien des égards, surtout si on prend en compte qu’elle figure au rayon féminin. Je vois dans l’évolution du parfum comme des allez-retour entre un visage hespéridé frais et pétillant et ce visage "ambre gris" évoquant des bois balsamiques et du tabac un peu cuiré.
Le nom du parfum et son flacon pseudo-bancal sont aussi des réussites !
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Mon 1697 de Frapin lui fait de l’ombre, surtout sur les notes de fond.
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