Idylle

par PoisonFlower, le 4 février 2010
Idylle, voilà un nom que j’aurais davantage destiné à une création de Cacharel qu’à un parfum Guerlain, mais passons, ça sonne bien, c’est jeune et romantique juste ce qu’il faut, bref en totale adéquation avec le jus qu’il désigne.
Sa rose fraîche, accompagnée de fleurs printanières et délicates, le muguet en tête, est des plus agréables et joue la carte d’une fémininité naturelle et raffinée, mais sans chichis, donc à même de séduire jeunes et moins jeunes.
Le fond chypré patchouli/musc n’est certes pas très original et rappelle furieusement For her, mais au moins a-t-il le mérite de conférer une véritable présence à la composition, qui aurait sans doute été sans cela un peu mièvre.
Certains ont pu taxer Idylle de plagiat de For her. Certes, il y a une ressemblance évidente, mais pour autant le Guerlain a su apporter sa touche au concept de base, avec sa note de rose fraîche teintée de muguet, qui le rend moins guindé et donc plus accessible. Je pense qu’il faut l’envisager davantage comme une déclinaison diurne de For her que comme une simple copie. De toute façon, il ne faut pas oublier non plus que de tous temps les parfums emblématiques d’une époque et/ou initiateurs d’un courant olfactif ont inspiré aux marques concurrentes des compositions parfois très semblables. Pour prendre l’exemple de deux classiques connus et relativement récents, Rive gauche (1971) est le jumeau quasi parfait de Calandre (1969) et personne ne crie aujourd’hui au plagiat en parlant de Rive gauche, tout simplement car ce dernier apporte un plus à Calandre (en intensifiant notamment les notes poudrées) et est incontestablement un très bon parfum, que l’on prenne ou non en compte le fait qu’il se soit très largement inspiré du parfum de Paco Rabanne. Il devrait en être de même avec Idylle, mais cette façon d’envisager les choses viendra sans doute avec le temps, à condition bien sûr qu’il soit encore vendu d’ici dix ou vingt ans...
Au final, Idylle semble avoir été positionné dans la gamme Guerlain comme une sorte de Chant d’arômes du XXIème siècle, du point de vue olfactif (ce sont deux fleuris chyprés) comme du point de la clientèle plus jeune qu’ils vis(ai)ent. Sans compter que les deux s’éloignent des notes orientales et poudrées pour lesquelles la marque est avant tout renommée.
Si la publicité me laisse relativement indifférent, je trouve le flacon (qui peut faire penser à un vernis à ongles) réussi et très élégant. Hâte de voir comment il va être décliné pour l’extrait, qui à n’en pas douter sortira à un moment ou à un autre.
Votre réponse
à la une
Disparition de Christian Astuguevieille, comme un parfum d’absence
Il orchestrait depuis près de 30 ans la collection de parfums de la maison de mode japonaise Comme des garçons. L’artiste pluridisciplinaire Christian Astuguevieille est décédé hier.
en ce moment
il y a 16 heures
Bonjour Des Esseintes, Les Oriza L. Legrand, c’est justement une marque que je commence tout(…)
Dernières critiques
Dolce Bacio - Fendi
Bons baisers d’Italie
Coffea - Jil Sander
Café irisé
Ambra - Santa Maria Novella
Baume d’ambre









il y a 1 heure
Bonjour Blanche, Il y a de très belles références chez Oriza en effet et je n’ai jamais été déçu(…)