Aromatics in White

par Farnesiano, le 26 février 2015
Jicky, la comparaison avec l’albâtre me semble d’une étonnante justesse. Ce que j’aime dans l’albâtre, et ici dans ce parfum, c’est justement l’absence de ligne vraiment directrice, c’est ce mélange confus de blancheur, fausse pureté, à des notes suaves de jaune, de beige et d’ocre. Ce sont ces lignes un peu molles, ces traces qui même sous un rai de lumière restent indéterminées parce que toujours floues. En fait, ce parfum me mène par le bout du nez vers un fond rosé et doucement orangé. Ma mouillette, qui date d’hier après-midi, se trouve là, sur une table-bureau à un mètre de moi, et elle embaume toute la pièce et me distrait de mon travail tant est forte sa présence. Je ne jugerai jamais un parfum uniquement sur sa puissance mais j’avoue ici être subjugué par son insistance à se rappeler à moi. Il y a peut-être trop de calcaire dans cet albâtre, trop de plâtre, mais personnellement, je m’en fiche, et j’aime imaginer la sculpture que celui-ci dresserait dans les vastes couloirs (académiques ?) de mon imagination.
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