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Mon Guerlain

Guerlain

Flacon de Mon Guerlain - Guerlain
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par Jeanne Doré, le 27 février 2017

Après le succès de La Petite robe noire, la marque aux abeilles opère sans doute avec Mon Guerlain, le lancement à l’ambition internationale la plus affirmée de toute son histoire. Le choix d’Angelina Jolie n’est bien sûr pas anodin...

Les photos de la star circulent déjà depuis quelques semaines sur tous les réseaux, et le nom du parfum n’apparaissant pas sur le flacon, c’est un peu comme si Angelina occupait tout l’espace médiatique, au détriment du parfum lui-même. Le nom Mon Guerlain, voulu pour renforcer la notoriété de la marque, est finalement presque générique, et cela ne m’étonnerait pas que des clientes demandent bientôt aux vendeuses, « Auriez-vous le nouveau parfum d’Angelina Jolie, s’il vous plait ? ».

Mon Guerlain semble vouloir reproduire la recette de La Petite robe noire, le plus grand hit de la marque à ce jour (pourtant lancé sans égérie). Créé par Delphine Jelk en 2009 et d’abord lancé de manière très confidentielle dans les boutiques, il a connu contre toute attente un succès fulgurant dû à un bouche-à-oreille sans précédent. Reformulé et lancé à plus grande échelle en 2012, il devint alors le blockbuster que l’on connait.
Mon Guerlain reprend quant à lui la même formule - à peine retouchée pour mieux coller aux attentes du public - que Mon Exclusif, une édition parue en 2015 en distribution limitée, et qui a désormais disparu des linéaires pour laisser la place à son successeur.
Lorsque j’avais senti Mon Exclusif à sa sortie, ma première réaction avait été de me dire, qu’étant donné son profil olfactif, plutôt gourmand, il aurait sans doute été mieux à sa place en circuit grand public. Voilà qui est chose faite, après réajustements de formule.

Indéniablement signé Guerlain, avec sa lavande discrète en tête, qui virevolte avec la fève tonka, omniprésente, Mon Guerlain a une accroche presque masculine - pas si éloignée de L’Homme Idéal. Une bonne dose de caramel vanillé très tenace, cependant, évoque presque le crémeux cacaoté d’un Carambar, et assure la dose de sucre attendu d’un gros lancement féminin de nos jours, sans pour autant écœurer. Disons-le sans détours : les accros à Jicky - qui a été évoqué comme "hommage” - seront très déçus. Mais aux côtés des calamités sirupeuses actuelles, Mon Guerlain constitue finalement un gourmand “acceptable”, qui tout en étant très vanillé et caramélisé, ose la petite pirouette aromatique en départ, et offre une bonne alternative qui réconcilie friandise élégante et héritage revisité.

— 
Mon Guerlain 126 euros/100ml, 89 euros/50ml, 62,50 euros/30ml.

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par gwndo, le 28 février 2017 à 18:13

Bonjour tout le monde,

je viens de découvrir le dernier né de chez Guerlain, Mon Guerlain, et je suis étonnée des avis qui le décrivent comme "gourmand", "sucré" etc. Ma peau et le bout de tissu sur lesquels je l’ai vaporisé doivent réagir différemment parce que je ne sens pas du tout le "caramel vanillé" (que je consomme volontiers de temps en temps ^-^) !

Les notes de tête m’ont fait penser à l’Heure Bleue puis elles ont fait place à une odeur qui me rappellent vraiment Jicky mais en version "actuelle" soit plus fraîche et légère.

C’est vraiment un parfum de femme, une ado trouverait qu’il fait trop "dame dame" (je ferai le test avec ma soeur de 17 ans à l’occaz). Il a du caractère, un beau sillage et une bonne tenue.

Pour ma part, je l’adopte parce qu’il me fait penser aux classiques (Heure Bleue, Jicky & même un peu Shalimar) de Guerlain et je retrouve ainsi la belle "décomposition" du parfum c’est-à-dire qu’au fur et à mesure des heures, on passe d’une note à l’autre, donnant ainsi une autre perception du parfum.

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par Frédéric, le 28 février 2017 à 22:35

Ha bon ? vous avez dû vous tromper de flacon à vous lire

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par Spicerobby, le 1er mars 2017 à 10:27

Nous parlons bien du même parfum ? S’il doit y avoir un rapprochement à faire avec un parfum de la famille Guerlain, c’est avec l’Homme Idéal qu’il doit se faire, et rien d’autre.

Ma curiosité a été piquée quand j’ai lu les réactions suite à la critique de Jeanne. Je suis donc allé le sentir dans la foulée, et j’ai envie de dire "Tout ça pour ça"...

S’il évite de tomber dans le "trop" sucré, il colle parfaitement à l’air du temps. On devine que le mot d’ordre a du être "consensuel" lors de la création de ce jus.

Les consommatrices habituées à La Vie Est Belle, Black Opium et cie risquent de le trouver presque trop sage.

Quoiqu’il en soit il reflète une nouvelle fois l’envie des grandes maisons de parfums (des grands groupes financiers devrais-je dire) de faire dans le facile, sans caractère, sans identité, pourvu que le tout soit accolé à l’image d’une égérie.

A oublier rapidement...

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par gwndo, le 17 avril 2017 à 19:15

Bonjour,
nous parlons effectivement du même parfum que j’ai testé durant tout le mois de mars !
J’apprécie sa bonne tenue et le raffinement qui s’en dégage, il n’est pas lourd donc effectivement les consommatrices de LVEB & co. seront déçues probablement.
Pour ma part, je continue à lui trouver un air de l’Heure de bleue voir du Petit Guerlain, l’Homme Idéal, je ne l’ai jamais senti mais je devrais à l’occasion !
Le côté caramel, sucré etc. je ne le sens toujours pas ! Ok pour une effluve d’amande, même si je trouve qu’il a plus un air miellé.
Après, les peaux, les tissus peuvent réagir différemment et puis l’odorat est tellement subjectif...
Bref, j’apprécie ce parfum et je trouve dommage de le casser autant parce que ce n’est pas une hérésie !

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par tambourine, le 28 février 2017 à 14:56

pour reprendre les mots de Jeanne :
"et je dis juste en gros que si un jeune fille a envie de s’acheter un parfum, et que de toute manière, elle choisira un gourmand parce qu’elle n’a -hélas- pas eu accès à autre chose dans sa culture olfactive, autant que ce soit celui-là plutôt que Poison Girl ou Black Opium."

Voilà c’est tout à fait ça. ce n’est pas le parfum du siècle, oui c’est commercial, maintenant par rapport à l’ensemble de ce qui se fait dans ce registre, le dernier Guerlain est loin d’être le pire, bien au contraire, et je préfère sentir ça que LVEB partout dans le métro. Celui de Guerlain s’inscrit dans son temps tout en étant plus "raffiné" que mille autres parfums du même genre, sans relever d’une créativité folle, on est d’accord.

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par Garance2, le 28 février 2017 à 16:38

Je le trouve moins original que Mon Exclusif qui déjà ne l’était pas particulièrement : la lavande est moins présente il me semble, "Mon Guerlain" est plus lisse. Gras, sucré, moelleux... Pas désagréable, mais pas impérissable, il m’a tout de suite fait penser comme Jeanne à L’homme idéal, avec ce fond amandé doudou, et puis, il m’a ensuite rappelé un parfum que je n’arrivais pas à nommer... et qui m’est ensuite revenu, un féminin qui date d’il y a un certain temps déjà : Hypnose de Lancôme : l’aspect gras, confortable, et solaire aussi, bien qu’Hypnose joue à mon souvenir plus sur cette dernière facette.

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par Le Nez Bavard, le 28 février 2017 à 19:04

Je suis assez d’accord avec vous Garance, Mon Exclusif était plus franc dans ses matières, et je le préfère à Mon Guerlain. Mais dans l’idée, l’accord reste le même. Pour moi, il tire du côté des fougères féminines de ces derniers temps (le lien avec Jicky n’est pas complètement fantasmé) : Brit Rythm, Jersey notamment.

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par Passionez, le 1er mars 2017 à 11:57

Tout comme vous, je lui préférais aussi Mon Exclusif dont je sentais d’ailleurs mieux les différentes facettes. Mon Guerlain n’est pas du tout gras sur moi, mais trop flou, j’aimerais plus y sentir le mariages des matières. Son fond est effectivement doudou...passe-partout.

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par Jeanne Doré, le 28 février 2017 à 22:42

Merci Tambourine, Garance2 et Le Nez Bavard.
A vrai dire, j’aimerais beaucoup faire un test à l’aveugle entre Mon Exclusif et Mon Guerlain pour constater des différences.
Pour vérifier (ou pas) si on tendance à garder un souvenir plus positif de Mon Exclusif, parce que justement, c’était un exclusif, et qu’il était enrobé d’un sorte d’"aura qualitative". Alors que Mon Guerlain, au contraire, parce qu’il est mainstream, qu’il joue les gros sabots de la publicité avec égérie star, etc. , fait les frais d’une mauvaise prédisposition. Mais peut-être que Mon Exclusif était très différent, et bien meilleur ? C’est le problème avec les souvenirs olfactifs comparatifs. C’est toujours délicat de comparer des souvenirs olfactifs, justement, parce que le conditionnement n’est jamais le même, et que pour l’odorat, ce conditionnement est toujours super important.
Mais encore merci pour vos commentaires constructifs :)

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par Garance2, le 1er mars 2017 à 06:55

Pour la comparaison entre Mon Exclusif et Mon Guerlain, de mémoire :
- Dans Mon Exclusif, la lavande m’avait "sauté au nez" alors qu’elle ne l’a pas fait dans Mon Guerlain. Je l’ai d’autant plus remarqué que la lavande est une des matières que j’ai vraiment du mal à apprécier, même bien travaillée.
- Mon Exclusif était déjà extrêmement sucré et gras à mon sens, ce qui personnellement ne me pose pas forcément problème (je porte avec bonheur Lolita Lempicka, Un Bois Vanille, Traversée du Bosphore). Mais j’avais surtout noté qu’il n’était pas particulièrement subtil, ni intéressant, à mon sens. J’ai pu le constater dans la durée, car un proche m’avait ramené un échantillon, pensant qu’il pourrait me plaire.... Je n’avais lu je précise aucune critique, et je n’ai pas plus apprécié Mon Exclusif à l’époque que Mon Guerlain aujourd’hui, sans toutefois être horrifiée non plus. Simplement, je ne le porterais pas, ne ne l’achèterais pas. Et ça n’a rien à voir avec la lavande, faut-il le préciser !

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par Passionez, le 1er mars 2017 à 12:20

Mon Exclusif n’était pas exceptionnel mais plus tranché. Les matières étaient mieux mises en valeur. Je comparerais Mon Guerlain à la petite sœur sage et Mon Exclusif à l’adolescente un peu rebelle. C’est en tout cas mon impression.
Sans être révolutionnaire, je l’ai trouvé moins fondu et brouillé, plus nuancé dans la composition et plus franc. Bien qu’ils se rejoignent en fin de vie, le cœur et le fond étaient plus structurés et architecturés pour son aîné.

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del

par del, le 28 février 2017 à 14:12

Coucou, sans vouloir m’impliquer (moi j’aime tout le monde) je ne trouve pas que la critique de Madame Doré soit super super en la faveur de ce nouveau Guerlain que je n’ai pas encore senti. La description est bienveillante c’est tout. En ce qui me concerne j’ai adoré quand elle a parlé de Grimoire et des soutanes de moines défroqués ou à défroquer.
Je rejoins Le Nez Bavard sur tous ses points évoqués (rêve, inspiration, ...)Je ne parle pas de techniques de construction suis pas du tout pro. Les critiques sont ce qu’elles sont et ne sont pas forcément à prendre comme paroles d’évangile par nous, on a encore notre libre arbitre et puis ne deviendraient pas un peu snobs à la fin ?

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par Jeanne Doré, le 28 février 2017 à 22:45

Cher Del, « Les critiques (...) ne sont pas forcément à prendre comme paroles d’évangile » merci pour cette remise au point.
Ma « critique » est, et ne sera toujours qu’un avis posé, à un moment donné, dans un contexte donné, parmi d’autres. Point.
Merci !

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par laviedevantmoi, le 1er mars 2017 à 00:48

Oui Jeanne (permettez moi de vous appeler Jeanne..), vos avis sont des photographies olfactives, un jour donné, c’est ainsi que je comprends vos billets. D’accord, pas d’accord....la diversité génétique (des sens et bien d’autres choses) est incontournable.
"Au parfum" a fédéré une diaspora d’amoureux du parfum ( vrais ou faux ) : les incultes (comme moi) , les initiés, les pros, les esthètes, les snobs, les littéraires en mal de prose, les historiens en mal de thèse ..
L’art de l’avis donné est délicat . Mais il a le mérite d’exister .
Ne vous laissez pas entrainer par le déchainement verbal en cours, seul le parfum compte.Vous faites que le parfum compte.
Merci à vous.

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par Jeanne Doré, le 1er mars 2017 à 17:44

Laviedevantmoi : merci ! J’adore la formule "diaspora d’amoureux du parfum" :)

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par laviedevantmoi, le 1er mars 2017 à 21:12

Merci à vous.

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par Neigedeprintemps, le 1er mars 2017 à 19:29

En vous lisant laviedevantmoi (quelle belle phrase d’introduction !), je me demande sérieusement combien parmi nous sommes en mal de thèse. Cela reste bien plus intéressant, poétique et motivant de lire les avis de Jeanne Doré et de tous ses collaborateurs que d’écrire son dernier chapitre ;-)

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par del, le 1er mars 2017 à 07:50

Madame, j’espère que mes écrits ne vous ont pas froissée, là n’était pas mon intention, en règle générale je trouve vos critiques justes, et sans "emphase" ce qui me convient (j’ai passé l’âge). J’ai simplement trouvé la réaction de quelques internautes un peu enflammée vis à vis d’une sortie mainstream Guerlain. C’était votre travail (ou mission) d’en parler. Entre nous voyez-vous Angélina Jolie porter un tel parfum ? Bien à vous.

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par Jeanne Doré, le 1er mars 2017 à 15:54

Cher Del, pas du tout, au contraire ! Je ne sais pas quel rapport les égéries entretiennent avec "leur parfum", mais non, je n’imagine pas trop Angelina porter Mon Guerlain, peut-être qu’elle refilera les flacons à ses filles ? (ou ses fils !)

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par nathmylène, le 1er mars 2017 à 18:50

Excellent ;-)) Je crois que vous avez raison, c’est bien pour ces enfants d’avoir une maman qui a un tas de jouets olfactifs.

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Le Nez Bavard

par Le Nez Bavard, le 28 février 2017 à 11:58

Bonjour à tous,

Ça commence à faire des lustres que je n’ai pas mis les pieds ici, mais il est toujours temps de se rattraper.

Les réactions à ce billets m’inspirent deux choses :
- La gourmandise en parfumerie est-elle interdite ? Toute marque qui s’illustrera sur ce terrain devra-t-elle subir l’opprobre
- Que juge-t-on réellement dans ce parfum ? La marque, la pub, la cible ?

Le débat a déjà eu lieu maintes et maintes fois sur Auparfum, mais nous pourrions tout de même nous rappeler quelques éléments intéressants. Pour moi, la gourmandise en parfum n’est pas un problème. Et si on y réfléchit bien, elle y est présente depuis le tout début puisque les notes alimentaires ont toujours fait partie de la palette du parfumeur. Vanille, C14, C18, héliotropine, coumarine... La question, c’est donc, la vision, le dosage, l’utilisation. Rappelons-nous tout de même que selon la légende (je dis bien légende parce que je n’ai aucune assurance de la véracité de cette anecdote), Ernest Beaux a dit de Shalimar "qu’avec toute cette vanilline" il n’aurait réussi qu’à faire "un crème dessert" tandis que Jacques Guerlain, lui, en a fait "un chef d’oeuvre".

À vrai dire, Guerlain est sur ce terrain depuis très longtemps. Et oui, c’est un terrain "facile", vers lequel on peut "glisser" plus facilement. Et les français(es) semblent l’aimer puisque la famille des orientaux reste la famille qui a le plus de succès dans notre pays. Alors j’ai un peu du mal avec cette condamnation systématique du registre "Gourmand" comme si par principe, un parfum était mauvais parce qu’il appartenait à cette section. On ne juge pas un parfum à sa famille ou à sa composition. On l’évalue par rapport à la proposition qu’il nous fait.

Nous fait-elle rêver ? Nous évoque-t-elle des images, des sensations, des sentiments, des émotions ? L’agencement est-il harmonieux ? L’histoire est-elle riche ? Est-il équilibré ? A-t-il une ligne forte, un propos ? Est-il innovant ou original ? (oui, je vous refais la liste des critères de l’Olfactorama ;) )
Sur tous ces plans, non, Mon Guerlain n’est pas au taquet. Ce n’est clairement pas le plus grand chef d’oeuvre du XXe siècle. Mais à la lecture de l’existant (on pourra se rappeler à bon escient qu’une oeuvre, quelle qu’elle soit, est toujours jugée et évalué en fonction de l’existant, de la connaissance et du filtre culturel de chacun), ce n’est clairement pas un parfum de la honte. Les matières y sont expressives et respectées, la lavande offre un montant clairement appréciable pour ceux qui aime cette note et elle s’insère relativement souplement dans l’accord fève tonka - coumarine - vanille - ethyl maltol (aurais-je prononcé le mot interdit ?) qui suit.

Mais certes, l’ensemble est un peu flou, brouillé, puisque le trait clair de l’accord est enchâssé dans trop de matières aux effets "boule". Mais pour moi, on est quand même très loin de l’explosivité agressive de La Vie Est Belle. Oui, sur le plan artistique, l’étincelle n’est pas nécessairement là. Mais c’est simplement un parfum assez confortable, facile et de son temps. Oui, de son temps. Pis je crois que c’est pas grave de faire des parfums de son temps. C’est quand même ça le jeu de la parfumerie aussi.

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par Jeanne Doré, le 28 février 2017 à 23:02

Merci pour toutes ces sages et érudites paroles, Le Nez Bavard.
Tu me fais penser au livre Le roman des Guerlain, que je suis en train de lire, et qui dévoile à quel point Guerlain, depuis sa naissance au XIXe siècle, a toujours su coller à son environnement et aux tendances, de manière ouvertement opportuniste, et a su développer un business toujours très au fait du marketing et de la mode, bien avant les marques de couturiers. Il est donc amusant de constater qu’on accepte moins cela aujourd’hui, venant de cette maison, comme si c’était un "revirement", une trahison, alors que cela a finalement toujours été un peu le cas
Après, qu’on préfère les Guerlain du début du XXe à ceux d’aujourd’hui, ça je ne peux qu’aller dans ce sens !
Mais c’est intéressant de prendre du recul et de se demander par exemple si Champs-Elysées, en 1996, n’était pas considéré comme affreusement opportuniste et trivial, avec Sophie Marceau en égérie, et ce "mimosa clinquant et scintillant" ?... :)

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par Farnesiano, le 1er mars 2017 à 12:26

Chère Jeanne, sans avoir pu sentir " Mon Guerlain ", je m’immisce dans ce long débat tout d’abord pour vous rassurer sur la qualité de votre travail aux accents personnels mais toujours nuancés (je parcours Auparfum quasiment quotidiennement) et pour vous féliciter de le mener souvent en solo !
Je me rappelle les lancements féminins successifs de Champs-Elysées, L’Instant et Insolence qui tous à l’époque ont été, tantôt violemment, tantôt plus bienveillamment, critiqués et qualifiés par certains de bassement commerciaux. Ainsi Champs-Elysées était destiné aux touristes, jeunes femmes asiatiques en tête, L’Instant, joli floral poudré/vanille a été boosté par une pub démente, et Insolence lancé comme tentative de rajeunir la maison Guerlain et son public. Les deux derniers sont à leur manière déjà gourmands parce que doux, miellés, et fruité pour Insolence. La pêche, la prune, l’abricot, le cassis, la mûre, l’amande ont eu de beaux jours en parfumerie mais les fruits rouges, cerise, framboise, fraise et groseille, toutes bien mûres et bien sucrées, me semblent être traités depuis moins longtemps. je peux me tromper. Et c’est précisément cet aspect bonbon que nous n’aimons pas trop en parfumerie, comme si les marques voulaient à tout prix nous rendre accrocs à ces saveurs infantilisantes... En attendant, j’ai hâte de découvrir ce Mon Guerlain qui a peu de chances de devenir " mon parfum chéri " ;)
Longue vie à Ap !

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par Jeanne Doré, le 1er mars 2017 à 17:46

Merci Farnesiano pour ces quelques rappels historiques ! Vous reviendrez nous dire ce que vous en avez pensé....

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par Passionez, le 1er mars 2017 à 12:15

Je te rejoins sur les questions que tu poses en préambule. Si certaines facettes ou familles olfactives devraient être interdites, j’opterais pour les fougères génériques. Je plaisante. :-)

La gourmandise en parfum n’est effectivement pas une nouveauté, c’est son traitement qui a changé (hélas pas vraiment à son avantage). Et notre perception et sensibilité individuelle jouent un grand rôle.

Si je préfère Mon Guerlain à la LVEB et autres consorts, je lui reproche d’être tout de même un peu trop consensuel ainsi que trop flou et brouillé comme tu dis. Je n’ai pas regretté sa gourmandise mais la manière dont elle était traduite. Je ne discerne pas les matières citées à mon grand regret (à part la belle lavande en tête), je ne ressens qu’un brouillard olfactif caramélisé-musqué-fleuri en coeur et surtout fond. J’aurais aimé que les matières se donnent du répondant, flirtent l’une avec l’autre, sans devoir jouer à cache-cache. Ici, j’ai l’impression qu’elles ont décidé de ne surtout pas se faire remarquer et de former un tout bien sage. C’est trop fondu à mon avis. Ce n’est pas moche du tout, c’est même agréable à sentir, mais cela manque d’émotion, de rêve, de surprise...Mais au moins, cela ne fait pas fuir comme d’autres, c’est certain.

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par Messapia, le 28 février 2017 à 10:21

J’ai senti Mon Guerlain la semaine dernière. Ma première réaction a été "chez Guerlain, ils ont dû recycler les restes d’une cuve de la Petite Robe Noire".
Pour les grands groupes, le chiffre d’affaire est plus important que la création. Les parfumeurs n’y peuvent rien, la rentabilité d’abord. Ceci dit, si Guerlain veut ratisser large pour sauvegarder son patrimoine, je dis OK. Mais vu l’état des reformulations, je doute que l’argent récolté y soit investi.

Bon, maintenant on attend le prochain Chanel, prévu pour la rentrée de septembre, qui portera le nom de Gabrielle... va-t-il brûler notre esprit ? :-)

Bonne journée à tous !

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Jeanne Doré

par Jeanne Doré, le 28 février 2017 à 09:35

Bonjour à tous,

Comme toutes les "claques dans la gueule", vos remarques font mal, mais font aussi réagir, et réfléchir.

Je réalise ce matin que si l’avis que j’ai donné sur Mon Guerlain est plutôt spontané, sincère, et évidemment détaché de toute rémunération ou contrepartie, même symbolique, de la part de LVMH (cf message de Dominique), il est sans doute le fruit d’une analyse trop rapide, qui sait, influencée par ce que j’ai pu entendre à droite à gauche dès qu’il a été senti les premières fois, (je ne vais jamais aux lancements, mais j’entends les commentaires des autres "blogueurs"), et je n’ai finalement pas assez pris le temps de développer ce que j’avais vraiment envie de dire, de manière plus fine et explicite ?...

Globalement, je réalise que si j’ai été indulgente, dans cette idée "à côté des autres c’est mieux", je ne dis pas non plus que c’est un chef d’œuvre, je dis quand même que c’est un gros Carambar, y’a plus gentil comme métaphore... et je dis juste en gros que si un jeune fille a envie de s’acheter un parfum, et que de toute manière, elle choisira un gourmand parce qu’elle n’a -hélas- pas eu accès à autre chose dans sa culture olfactive, autant que ce soit celui-là plutôt que Poison Girl ou Black Opium.

Honnêtement, je ne sais pas quoi vous dire. Je comprends votre déception, vous auriez aimé que je défonce Mon Guerlain parce qu’il est gourmand. Mais j’écris toujours ce que je ressens, et là j’ai ressenti une sorte d’indulgence en le sentant (même si j’ai bien rigolé en regardant la pub découverte hier soir juste avant de publier). Peut-être que je m’attendais à pire, et il m’a évoqué quelque chose de plutôt neutre, ni bon ni mauvais, il "fait le job" qu’on lui demande, dans un contexte de marché tel qu’il est aujourd’hui.

Peut-être suis-devenue plus désabusée et désenchantée vis à vis de ce marché, que je rejette toujours autant dans ses travers, et je comprends que cela vous déçoive, que vous aimeriez que je continue à monter sur des barricades pour rejeter le "diable qui se parfume en barbapapa", mais j’ai l’impression que répéter en boucle toujours les mêmes phrases, et crier "quelle horreur" à chaque gros lancement ne changera pas l’industrie, alors peut-être que je perds espoir, je mets moins d’émotions et je prends plus de distance dans mes jugements, car je n’ai pas l’âme d’une militante, ni d’une guerrière. Ou alors, j’ai envie de le faire autrement, par d’autres moyens peut-être plus efficaces.

Pour en revenir au temps, ce n’est pas nouveau qu’on me reproche finalement de ne pas passer assez de temps sur auparfum, ne pas écrire assez écrire des critiques, pas assez méchantes, pas assez variées, pas assez de telle ou telle marque, pas assez souvent.... et cette critique Guerlain pas assez travaillée, pas assez poussée est finalement une des conséquences et des symptômes de ce manque de temps, qui n’est malheureusement pas près de s’arranger... (mais on y réfléchit, quand même :)

Voilà, vous pouvez continuer à m’insulter !

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par MayAdl3r, le 28 février 2017 à 11:50

Ah, Jeanne, qu’il est bien difficile de plaire à tout le monde, tout en restant honnête vis-à-vis de soi-même, être différente de ce que l’on est pour coller à l’image que les gens veulent nous voir arborer.

Pour ma part, je vous remercie de faire un aussi lourd travail sur ce site, déjà très complet, inspirant, vivant et tellement nécessaire.
J’espère que ces accusations, ces mots violents, et ces ingratitudes ne vous donneront pas tout simplement envie d’arrêter, car pour un très grand nombre de lecteurs, vos critiques sont appréciées, et nous avons bien conscience que le temps est l’ennemi d’une passion, que l’on pourrait écrire des critiques de centaines de lignes pour coller au mieux à nos impressions (ça ne suffirait pas encore !), passer des heures en parfumerie à découvrir des dizaines de parfums par semaine pour parler de toutes les nouveautés, tous les chefs d’œuvre, les oubliés, les importables, les introuvables... Il y aurait encore des insatisfaits !

Que ceux qui ont des doutes quant à vos intégrités de blogueurs à tous, en tiennent compte s’ils le souhaitent, ou mieux qu’ils cessent de vous lire, du moins de parler sans savoir, parce que le temps que vous passez à vous justifier ou vous défendre les uns les autres, est du temps perdu pour notre passion, le parfum !
Je tiens tout de même à faire remarquer à ceux qui ne sont pas contents du travail sur ce site que c’est une ressource extrêmement riche d’informations GRATUITES et que le parfum est un art, donc subjectif, perçu différemment par tous.
Juste Merci à l’équipe d’Auparfum d’exister et de faire vivre ce si beau site.

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par Jeanne Doré, le 28 février 2017 à 14:03

Merci pour votre soutien, MayAdl3r.

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par Neigedeprintemps, le 28 février 2017 à 20:14

Chère Jeanne,

Je préfère vous rassurer à vous insulter. Ca doit être une vraie claque pour un créateur de parfums de voir son oeuvre comparée à un Carambar. Je ne dirais pas que cela a été un commentaire indulgent :-).

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par Jeanne Doré, le 28 février 2017 à 23:08

Bonsoir Neigedeprintemps, merci de relativiser :)
Je me disais justement ce matin que le comble de cette journée aurait été de recevoir en parallèle un mail de mécontentement de la part de la com de Guerlain ! (les parfumeurs communiquent rarement avec nous, et à la limite, je les comprends, vous avez raison, ils doivent se protéger des "claques d’internet")
Mais je vous informe que cela n’a pas été le cas !

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par Neigedeprintemps, le 1er mars 2017 à 19:55

Chère Jeanne,

Je ne connais pas le monde de la parfumerie, mais j’imagine que les créateurs des parfums doivent prendre les critiques tel que le font les artistes, les écrivains et d’autres créateurs qui sont constamment soumis à l’évaluation publique : avec un peu de recul, en relativisant les "claques" et en apprenant d’elles. Puis, je ne pense pas que le travail d’un critique soit de détruire, mais de construire. Si j’étais créateur des parfums et je lissais vos critiques sur mon travail, je trouverai des éléments constructeurs très utiles (ou, au moins, c’est ce que je crois :-))

Vous faites un travail incroyable et très inspirant.

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par Nahéma, le 28 février 2017 à 20:18

Chère Jeanne,
Je serai brève : merci à vous et à toute l’équipe pour Auparfum, merci pour Nez. Je vous lis sur écran et/ou sur papier tous les jours, toujours avec un grand plaisir. Que les esprits chagrins gardent leurs insultes et passent leur chemin !
Belle soirée,
Nahéma

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par Jeanne Doré, le 28 février 2017 à 23:12

Merci Nahema, pour votre fidélité papier/écran !

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par OPomone, le 28 février 2017 à 22:02

Chère Jeanne,
Vous insulter ? Diantre. Voilà qui n’était pas dans mes intentions.
D’ailleurs, j’ai beau relire ma contribution d’hier, je n’y vois rien qui puisse être considéré comme insultant.
La tristesse que j’ai sincèrement ressentie m’a été inspirée, au contraire, par le profond respect que je nourris à l’endroit de l’œuvre que vous accomplissez ici : faire partager au plus grand nombre une certaine idée de la parfumerie.
Et c’est parce que vous m’avez semblé tout à coup vous affranchir de cette exigence-là que j’ai réagi.
Je me suis dit : ça y est, on a perdu Jeanne ! Elle s’est laissée séduire par les sirènes du marketing si bien rodé qui accompagne le lancement de Mon Guerlain, par la lavande Carla, pas Bruni mais néanmoins "variété d’exception cultivée en Provence", par la "vanille Tahitensis de Papouasie-Nouvelle-Guinée", par le santal Album d’Australie, "bois qui donne sa force au nouveau parfum Guerlain et préserve son mystère", par le flacon quadrilobé, qui "offre un contraste entre la force des lignes tendues et la sensualité des courbes, exprimant plus que jamais la féminité d’aujourd’hui", par les "personnes formidables qui cultivent, extraient, distillent" et par ce "concentré de relations humaines et de savoir-faire authentiques" qu’est Mon Guerlain (toutes ces citations sont authentiques, chacun pourra vérifier ici).
Si j’ai été un brin méchant, c’est plutôt envers Thierry Wasser. Mais quoi, on a le droit de ne pas aimer ce que fait M. Wasser, lequel semble d’ailleurs manier de moins en moins les pipettes pour n’être plus que le VRP chic et choc de son employeur, laissant le travail de création à ses assistantes.
Et voyez-vous, chère Jeanne, c’est curieux le hasard, aujourd’hui je porte justement un jus composé par Thierry Wasser : Dali pour Homme. C’est selon moi ce qu’il a produit de mieux, avec Songe d’un Bois d’Été et Guerlain Homme L’Eau Boisée.
Un mot aussi au sujet des parfums gourmands. Ne pensez pas que je les rejette a priori ou que j’attende de vous que vous en fassiez de même. D’ailleurs, c’est par dizaines que je pourrais énumérer les parfums gourmands que j’aime porter. J’en citerais quelques-uns seulement, sortis ces dernières années : Graines et Bootylicious de Martine Denisot et Amélie Bourgeois (Pour Toujours), Orange Star d’Andy Tauer, Aziyadé de Marc-Antoine Corticchiato (Parfum d’Empire), 1697 de Bertrand Duchaufour (Frapin) ou encore The Architects Club de Yann Vasnier (Arquiste). Leur point commun ? Ils ne sont pas surdosés en éthyl-maltol. Car c’est bien ainsi que se nomme ma bête noire et j’en veux à Angel d’avoir, il y a 25 ans, ouvert la voie à la généralisation de son usage en parfumerie, alors que cet exhausteur de goût, qu’on trouve par exemple dans les bonbons Haribo sous le nom de code E637, n’aurait jamais dû quitter le domaine pour lequel il avait été conçu : l’alimentaire. J’aime les fraises Tagada, mais les croiser sempiternellement dans le métro, dans la rue et au boulot me donne des haut-le-cœur.
Cette vogue de l’éthyl-maltol sévit toujours aujourd’hui et, si vous voulez mon avis, il n’y en a pas qu’un peu dans Mon Guerlain.
Enfin, je voudrais dire que je ne regrette pas ce que j’ai écrit hier, car cela a généré une espèce d’effervescence, en suscitant un débat intéressant, passionné et souvent passionnant. Une vingtaine de réactions sur le même sujet en à peine plus de 24 heures, cela n’était pas arrivé depuis... Sauvage de Dior. C’est avec tendresse que je me rappelle la critique de Sauvage. D’abord signée Jicky, puis attribuée à la rédaction, elle témoignait d’une liberté de ton et d’une absence de complaisance qui m’avaient proprement soufflé. Je m’étais inscrit aussitôt sur le site pour dire mon admiration et mon estime.
Sachez, chère Jeanne, que je garde aujourd’hui la même admiration et la même estime pour tout ce qu’AuParfum représente.

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par Jeanne Doré, le 28 février 2017 à 23:23

Bonsoir Opomone, merci de revenir ce soir pour réagir à tout cela.
Vous ne regrettez pas votre commentaire, de la même manière que je ne regrette pas non plus ma critique, tous deux rédigés avec un ressenti spontané et sincère.
Et finalement, ce que je retiens de cette journée, c’est que cette critique, qu’elle soit partagée ou non, aura permis le débat, l’échange, le partage de points de vue, d’analyse, le retour de membres qu’on aime et qu’on avait pas lus depuis longtemps, etc. et qu’en effet on avait pas vu ça depuis un moment sur auparfum, et rien que pour ça, et bien ça valait le coup d’une petite claque matinale !
Ah, et me faire accuser de complaisance, si, désolée, c’est quand même une insulte, pour moi :)

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par OPomone, le 1er mars 2017 à 06:05

Absit invidia verbo.

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par Passionez, le 1er mars 2017 à 11:52

Je vous comprends OPomone. Je suis aussi déçue par les dernières créations de la Maison. Pourtant, je les replace dans leur contexte et les trouve du coup moins médiocre que leurs concurrents.

Ensuite, je pense que tout est affaire de goût aussi. (Certains ayant meilleur goût que d’autres :-)))

Je suis étonnée de lire que vous appréciez des aliments chimiques tels que les fraises tagada (une horreur pour moi) et ne supportiez pas un parfum certes gourmand comme Mon Guerlain mais en relative "légèreté".

Mes goûts alimentaires rejoignent mes goûts olfactifs. Ce que je ne peux supporter en parfum, je ne vois pas pourquoi j’y serai tolérante en alimentaire. D’ailleurs, je suis choquée de voir que l’overdose en sucre/sel/gras dans nos assiettes semble mieux accepté qu’en parfum. Je bannis les deux.

Pour revenir à votre définition des parfums gourmands, je vois que vous citez Graines et Bootylicious parmi cette catégorie. Je comprends mieux que Mon Guerlain soit overdosé pour vous. Les deux parfums cités ne font pas partie de la catégorie gourmands pour moi. L’un est plutôt un aromatique frais, l’autre un fruité juteux. Alors certes, on peut y retrouver une certaine gourmandise mais point en thème principal selon moi.

Enfin, tout comme vous, j’apprécie les critiques sincères et personnelles des parfums, et non les communiqués presse, mais je tiens à souligner, qu’une critique nuancée et "bienveillante" n’en fait pas obligatoirement une critique complaisante. Tout est affaire d’impression et de ressenti personnels. Ce que vous aimez, je peux détester et vice versa. Ou ce que vous détestez, je peux trouver "pas mal". Comme ce parfum Mon Guerlain.

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par Adina76, le 28 février 2017 à 22:02

Bonjour Jeanne Doré,
Tout d’abord un grand merci pour tout "l’édifice" d’informations mais aussi la communauté Auparfum que vous avez bâtis au fil des ans, des rubriques et articles. C’est un bonheur de vous lire et de lire les contributions des passionnés que nous sommes. De tout cela, vous pouvez être fière et que celui ou celle qui n’a jamais manqué de temps vous jette le premier flacon de glucose ! Aussi ne vous accablez pas de reproches. Si je puis me permettre une proposition, une simple rubrique très courte et factuelle d’information sur le lancement de nouveaux jus avec leur fiche signalétique -pourrait suffire dans un premier temps. Cela vous laisserait tout loisir pour nous faire partager - ou pas - ultérieurement une critique détaillée où vous nous feriez part de votre ressenti et de votre analyse. Chacun y trouverait son compte : ceux qui souhaitent se "défouler" dans un premier temps sur le mini "communiqué de presse", vous et l’équipe d’Auparfum qui auriez tout le temps et le recul nécessaires pour élaborer un papier mûri où seule compte la sincérité du jugement et non pas quelque critique acerbe pour être acerbe et pimenter le débat.
Encore merci et faites au mieux. De votre engagement et votre indépendance je ne doute pas.

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par Jeanne Doré, le 28 février 2017 à 23:32

Merci Adina76 pour vos mots justes et plein de bon sens.
Les "actus" (traditionnellement si décriées elles aussi par les "habitués" d’Auparfum...) servent en effet généralement de défouloir avant la critique, et c’est ce qui aurait du se passer pour Mon Guerlain, si je n’avais pas été prise de court par une médiatisation très avancée (au départ, l’embargo était aujourd’hui). Voyant les photos et les commentaires fleurir un peu partout depuis quelques semaines, je me suis dit, allez, autant écrire directement une critique, tout le monde sera hyper content ! Et bien, non, pas tout à fait, la technique demande donc encore un peu d’ajustements... :)

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par Thelittlebox, le 1er mars 2017 à 09:10

Chère Jeanne,

Nous aimons votre travail, ne doutez pas, restez motivée :)
#calins

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par Jeanne Doré, le 1er mars 2017 à 17:53

Merci Thelittlebox pour votre soutien !

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par Passionez, le 1er mars 2017 à 11:36

Bonjour Jeanne,

Je suis auparfum.bynez.com depuis des années et lis vos articles/brèves/critiques avec assiduité, que dis-je, je les dévore souvent avec "gourmandise". ;-)
Cependant, je ne me manifeste que rarement par manque de temps. L’avalanche de commentaires sur ce nouveau lancement m’a tout de même donné envie de réagir.

Tout d’abord, je partage tout à fait votre ressenti par rapport au désenchantement que vous pouvez parfois éprouver face aux créations de la parfumerie aujourd’hui. Je me suis également laissée aller à quelques commentaires acerbes sur certains parfums dans le passé et récemment, je n’ai pu cacher mon mécontentement face à la dernière proposition de Frédéric Malle. Et pourtant, je préfère concentrer mon énergie sur les créations qui me plaisent, me procurent de l’émotion, me font rêver, voyager, révèlent une partie de ma personnalité...Cela me semble de plus en plus difficile et les coups de gueule deviennent facile.

Mais, comme vous dites, il faut relativiser. Nous pouvons juger une oeuvre de manière absolue en faisant appel à notre ressenti émotionnel ou esthétique ou à des critères techniques cependant, in fine, il est aussi bon de juger le contexte dans lequel l’oeuvre a été publiée.

Le lancement de "Mon Guerlain" intervient à un moment où nos sommes noyés sous des litres de sucres (comme pour l’industrie agroalimentaire d’ailleurs, je ne vois pas pourquoi nous l’acceptions en alimentaire plus qu’en parfum !). Compte tenu de cet état de fait, le parfum n’est pas si mauvais que ça. Eh oui, voilà mon opinion.

Je ne suis pas vraiment une adepte des gourmands nouvelle génération qui me soulèvent souvent le cœur et provoquent des crises de migraine, mais il en existe que je trouve particulièrement agréable à porter, entre autres chez Profumum Roma. La vie est belle et Poison Girl sont définitivement à bannir de ma garde-robe olfactive, j’ai réellement une réaction de rejet violent et instinctif en les sentant, mais cela n’est pas une question d’éducation olfactive à mon sens, mais de sensibilité générale.

Mon Guerlain est joli, gourmand sans être trop dans l’overdose, plaît facilement et manque définitivement de caractère et de nuances. C’est un basique de la garde-robe olfactive "casual plus" à mon avis.

Alors oui, je suis aussi déçue (en même temps, je n’en ai pas attendu grand chose non plus) mais je ne pense pas que l’agressivité et la guerre soit la solution pour faire changer les choses. D’ailleurs, je ne pense pas que la politique Guerlain change dans le futur, au contraire.

Si j’ai envie d’un parfum plus différencié avec plus de caractère ou de subtilité, je me tourne vers d’autres marques alternatives...ce que je fais tout en continuant d’apprécier certains parfums Guerlain. Nota Bene : L’Heure Bleue qui rallie autant de suffrages ici, peut-être un parfum assez agressif parfois car son côté très poudré peut donner la nausée. Pas si subtil que ça...

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par Jeanne Doré, le 1er mars 2017 à 17:57

Merci Passionez pour cette réflexion, pleine de bon sens et de nuances.

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par Tibo, le 28 février 2017 à 07:39

Vu la description on a la le nouveau "la vie est belle".
- "C’est quoi ton parfum ?"
- "Euh c’est celui avec Angelina Jolie dans la pub !"
- "Huummmmmm il sent trop bon on dirait la vie est belle"
Bon y a plus qu’à espérer un sillage et une tenue médiocres !

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par citrouille63, le 28 février 2017 à 07:31

Je crois que ce site est victime de son succès et est en train de devenir ni plus ni moins qu’un encart publicitaire pour magazine féminin débile de plus. Cela fait un petit moment déjà que je l’ai constaté mais là c’est criant... Quant au Guerlain gourmand acceptable, j’en reste sans voix, et je rejoins OPomone à 1000%. Mais que voulez-vous, les blogueuses aussi ont besoin de vivre et donc de sponsoring... navrant...

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par domik, le 28 février 2017 à 08:28

Bonjour,

Peut-être cela ne sert-il à rien de le dire ici, mais nous ne sommes bien sûr pas payés par Guerlain pour publier nos articles. Si vous avez un contac pub chez eux, je suis preneur.

Mais nous ne pouvons pas vous empêcher de penser ce que vous pensez et dire ce que vous dites. C’est la beauté d’Internet non ?

Si vous souhaitez des précisions sur notre mode de fonctionnement, n’hésitez pas à nous contacter. Je me ferai un plaisir de vous éclairer. Je peux comprendre qu’il y ait une suspicion quand tant de médias/blogs/youtubeur son rémunérés par les marques tout ou partie du contenu qu’ils publient. Mais, aussi étrange que cela puisse paraître, sur Auparfum, ce n’est pas le cas.

Là où je vous rejoins, c’est qu’en effet, nous avons besoin de vivre. Et quand on a notre ligne de conduite, ce n’est pas simple tous les jours. J’espère que dans votre quotidien, vous avez la possibilité d’être à la fois intègre et rémunérée. Si c’est le cas, profitez-en bien :).

Cordialement

Dominique

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nathmylène

par nathmylène, le 28 février 2017 à 05:54

Bah c’est drôle comme on peut démolir l’image d’une belle personne , Angelina Jolie, en la ridiculisant avec des attitudes débiles pour nous montrer, nous le spectateur de ce film idiotement simple et loin d’une telle grâce, comme porter ce parfum lui donne des ailes (de partir à tire d’ailes tant c’est crispant de niaiserie). Moi quand je porte un parfum je ne veux pas que mon geste m’amoindrisse ridiculement mais me fasse rêver, augmente mon imagination et me libère vers un peu de grâce vraiment ! Parfum et femme = encore beaucoup d’associations de soumission à une forme de niaiserie.

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par Fille d’Avril, le 28 février 2017 à 13:29

Complètement d’accord avec ça. Bon, moi je n’ai rien contre "Mon Guerlain", puisque je ne l’ai pas senti. Par contre les publicités de parfums de femme (et également d’homme, pour une raison différente) m’horripilent à un grand niveau.
Le bas du fond de la vulgarité est atteint avec la publicité "Poison Girl". Je ne suis pourtant pas quelqu’un de prude, mais à chaque fois que je la vois, j’ai honte. Un parfum n’est-il donc créé que pour séduire (je dis le mot "séduire" mais...) les hommes ? Rabaisser la femme à ce point me fait horreur...

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OPomone

par OPomone, le 27 février 2017 à 22:56

Attristé.
Oui, chère Jeanne, je suis un peu attristé après vous avoir lue.
J’ai envie de vous dire : pas vous, pas ici, pas maintenant.
Pas vous, car vous ne nous avez pas habitués à la complaisance qui se devine à la fin de votre papier. Alors quoi, un soupçon de lavande et tout est pardonné ?
Pas ici, parce que j’attends autre chose d’AuParfum qu’une légitimation du Carambar en bouteille.
Pas maintenant, parce que face à la médiocrité pâtissière à quoi se résument les dernières créations d’une maison qui n’est plus que l’ombre d’elle-même, il n’est pas temps de capituler.
Même Monsieur Guerlain, qui fait souvent preuve d’indulgence à l’égard de la vieille dame indigne du 68 Champs-Élysées, est plus sévère que vous avec Mon Guerlain et n’hésite pas à le comparer à La Vie Est Belle.
Attristé je fus, attristé je demeure.
Et comment ne pas l’être derechef, en découvrant ce que Thierry Wasser a déclaré au Figaro Madame il y a quelques jours :
" Mon Guerlain n’est pas une paraphrase, il a du tempérament. Il faut toutefois une certaine culture pour le saisir…"
Comme quoi, Thierry Wasser ne se contente pas de faire des choses écœurantes ; il en dit aussi !

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