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Paloma Picasso

Paloma Picasso

Flacon de Paloma Picasso - Paloma Picasso
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Antaea : Démesure et Décadence

par Thomas Dominguès (Opium), le 18 avril 2013

Une anecdote raconte que ce parfum aurait pu être rapidement revisité afin d’en ôter certains éléments car "il y a(vait) trop de choses dedans". En tous les cas, Paloma Picasso avait peur, lors de la création de cette gigantesque symphonie olfactive, qu’on lui retire certaines de ses facettes.
Au vu/senti de ce qui serait les "restes" actuels, on peut douter de cela : en effet, on en vient à se demander ce qui a bien pu être enlevé de la composition tellement elle paraît encore riche et foisonnante. On comprend que sa créatrice ait eu peur de la voir amoindrie tant elle est grandiose dans son état actuel.

Paloma Picasso fait partie de ces parfums des années 80 qui nous donnent l’impression que le(s) parfumeur(s) en course étai(en)t commissionné(s), dans leurs feuilles de formulation, au nombre de lignes de composants remplies et qu’il fallait rendre au moins une copie double de matières pour obtenir la moyenne ! Son orchestration me fait penser aux Opéras, les compositions musicales, mais aussi ces pâtisseries au cacao, café et chocolat à la structure en étages dont je me suis souvent interrogé pour savoir si leur créateur était un pâtissier ou un architecte.

Une sorte de caricature grandiloquente du chypre boisé et raide en même temps que moelleux se dessine, ainsi, dès les tous premiers instants sans aucune forme d’erreur possible.

Ce parfum pourrait être le pendant nocturne, après la soirée où l’on a tenté de briller, de l’Eau du Soir de Sisley, en bien plus dense, mais surtout bestial. La nuit se révèle longue après la soirée...
Après une tentative d’envol par des aldéhydes que son inspiratrice a souhaité avoir car elle adorait le N°5, une impression compacte, verte d’abord, puis très rapidement sensuelle, voire très animale, nous prend au nez. On a l’impression d’avoir batifolé dans l’herbe humide, en soirée, durant quelques minutes d’inattention des autres convives avec le "mauvais garçon", celui qui ose nous faire un jeu de séduction pas vraiment de toute première discrétion.
Le bouquet de fleurs blanches, jasmin et ylang, est épais, très dense et gras. La jacinthe résonne de ses stridences vertes râpeuses habituelles.
Enfin, on ramène avec soi la sensation d’avoir emporté un peu de terre humide et quelques épines de roses prises entre les plis de la peau échauffée et égratignée sous les vêtements.
Le bouquet floral éloigne à peine la tentation de comparer Paloma Picasso, vaguement masculine selon nos critères actuels (comme nombre de chypres), à d’autres parfums des années 80 dont les échos résonnent en elle, comme Diva d’abord, une autre rose "et bien plus encore" tout aussi extravagante. Mais, également, certains masculins : en effet, Jules et son animalité non contenue par la civette (dont Paloma Picasso semble surdosé), mais surtout, les à peine plus polis, Kouros et Antaeus se rappellent à nous avec leurs notes chyprées, cuirées et tabacées complexes. Interprétant leur rôle de gendres idéaux, avec leurs vêtements propres parfaitement lessivés. Mais canailles aux envies grivoises sous leurs faux-semblants serviables et bienséants.

L’autre mastodonte du "tout et en encore plus" Diva de Ungaro en est donc proche dans l’esprit. Mais, si la rose domine dans ce dernier, ici, cet instrument est malmené, aucun autre organe jouant sa partition n’ayant l’intention, semble-t-il, de l’interpréter mezzo voce face au reste de l’orchestre.

La densité et le rythme rappellent les parfums foutraques des années 80 plutôt que Jean-Louis Scherrer ou l’Eau du Soir de Sisley. Mais, aussi, des roses denses et animales, comme Rose de Nuit de Serge Lutens, ou boisées et sensuelles par du patchouli comme Perles ou Aromatics Elixir, deux ou trois louches de volupté en plus ! L’impression de foisonnement des notes, de densité, la tenue qui défie le cadran horaire, et la sensation de "chèreté" mise dans les flacons sont exagérées, presque criardes. Porter Paloma Picasso vous donne une impression d’être meilleur(e), d’avoir plus de valeur, de confiance en vous et de qualités qu’à l’accoutumée : ce parfum vous porte et vous transporte en somme ; pour peu que vous parveniez à l’assumer, lui et sa crudité.

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Oriande

par Oriande, le 3 février 2021 à 21:13

Je viens de recevoir une bouteille (EdP) de Paloma Picasso qui me déconcerte par son fumet de cigarette et de crottin de cheval. Est-ce de la civette qui produirait cet effet ?
Je vais le laisser évoluer sur ma peau pendant plusieurs heures, à voir si des fleurs vont prospérer sur cet engrais. Chose certaine, ce n’est pas un parfum pour les timides !

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par Oriande, le 22 novembre 2021 à 19:41

Finalement, la bête me laisse l’apprivoiser, du moins certains jours, ou plutôt certains mois. Alors je le trouvais importable et regrettais mon achat durant la saison chaude, je l’apprécie beaucoup en cette fin d’automne. La fraîcheur révèle ses facettes vertes, et je ne distingue plus l’odeur de crottin qui me dérangeait.

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Farnesiano

par Farnesiano, le 19 novembre 2019 à 09:50

Ce Paloma Picasso m’a révélé hier, sous une pluie glaciale, une verdeur magnifique qui par temps sec s’estompe sans doute plus rapidement. Somptueux parfum des années 80 qui vaut toutes les niches du monde !

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par Titi(ne !), le 8 octobre 2017 à 23:14

Bonjour à tous,

Nouvellement inscrite sur ce merveilleux forum, dont je salue la plume des auteurs et des participants, il me fait très plaisir de vous parler de ce parfum, ce Paloma Picasso, mon unique, que je porte maintenant depuis près de vingt ans, avec une interruption bien involontaire au cours des quatre dernières années, manque de blé et traversée d’un désert olfactif conséquente oblige...

Je viens donc, il y a deux semaines, de reprendre le bâton du pèlerin et de me revêtir de nouveau de la chaude laine de ce parfum qu’il faudrait, je crois, oser davantage, car il n’est pas aussi rugueux ou impossible à revêtir qu’on le dit.

Toutefois et à ma grande surprise, pour ne pas dire déception (momentanée, vous comprendrez pourquoi plus bas), l’EDP que je viens de recevoir en cadeau de mon conjoint ne sent plus comme avant... Si Paloma Picasso était autrefois une belle chatte bien brossée, ronronnante, et dont les poils chauds, lustrés et soyeux donnaient envie de la serrer dans ses bras, je vous dirais que son nouveau jus, probablement javellisé par l’IFRA (quels tueurs ceux-là...) m’est sur le coup apparu comme une minette dégriffée qui a passé la nuit dehors en tentant de se protéger des intempéries. La petite cocotte ronronnait moins fort qu’avant...

Néanmoins, et pour tous ceux et celles qui pleurent LEUR parfum lessivé dans sa nouvelle version, il y a de l’espoir : le vaporiser toujours au même endroit sur le corps, jour après jour, fait en sorte que les notes de fond s’impriment de plus en plus profondément dans la peau, et finissent par redonner au nouveau jus quotidiennement vaporisé sa splendeur et sa superbe d’autrefois.

Car en en effet, Paloma Picasso, comme beaucoup d’autre chyprés, est une maîtresse exigeante et exclusive, qui ne souffre d’aucune incartade. On l’adopte pour un temps, ou pour longtemps, mais on ne la triche pas en cours de route. En retour, elle vous rendra son centuple : aujourd’hui, après une semaine de fréquentations, elle me redonne son rendu qui "donne envie de la serrer dans ses bras".

Sur mouillette, Paloma Picasso peut être très intimidante, brute, criarde, hautaine. Pour vraiment la sentir, essayez-la sur votre peau. Elle s’y réchauffera, y prendra ses aises, y fera la sieste, paresseuse et abandonnée, et deviendra vous, ou bien vous deviendrez elle... Si elle vous feule au visage, par amour pour elle, laissez-la sortir, elle n’est pas pour vous. Elle trouvera un autre maître pour l’adopter.

Paloma Picasso est profonde et changeante, dans le sens évolutif du terme : ses notes de tête, de coeur et de fond ne se jouent pas en staccato, elles sont intrinsèquement liées, amoureuses, participantes d’un ADN d’une grande beauté, à la fois pur et chaud, propre et sensuel, lumineux et sombre, présent et silencieux, mais enveloppant, charnel, toujours...

Pour l’heure, je profite de ses effluves à chaque instant, car je sais déjà trop bien ce qui m’attend : dans quelques jours, l’ADN de Paloma Picasso rejoindra si bien le mien que je ne la sentirai plus. Il faudra m’en remettre au nez de mes proches, qui ne manqueront certainement pas de dire, en entrant dans la pièce ou je me trouve : "Mais ça sent dont bon ici !", en cherchant la source de cette odeur, sans se douter du subterfuge...

Cherchez la chatte de bonne famille...

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par Adina76, le 9 octobre 2017 à 13:19

Bonjour Titi (ne !),
Bienvenue sur Auparfum. Et bien quel joli billet vous nous avez livré là ! On ne pouvait mieux parler - avec émotion et quasi tendresse - de ce parfum magnifique - un de mes préférés - injustement "oublié" aujourd’hui parce que peut-être trop "imposant " au regard des goûts et critères actuels. Mon flacon de 2011 ne m’est pas paru "délavé " comme vous l’écrivez mais c’est surtout la note de tête qui a beaucoup changé. Bizarrement je la retrouve chez Agent provocateur très beau lui aussi et qui présente l’avantage d’être relativement bon marché.
En fait vous soulignez parfaitement la dualité de Paloma Picasso : très impressionnant à première vue (ou plutôt inspiration !), en fait tendre et moelleux comme une jolie petite chatte. Comme la plupart des grands chypres, sa rémanence sur les vêtements et la peau est exceptionnelle et je comprends que vous considériez son caractère comme très exclusif : difficile de changer de parfum comme d’humeur quand on commence à passer quelques jours avec ce compagnon dont le pouvoir de séduction et d’addiction croît avec le temps qu’on passe avec lui. Fait assez exceptionnel - qui est là encore le propre des grands chypres -il se fait animal et très sensuel sans jamais se départir de son élégance. Une splendeur. ... Me revient à l’esprit ce très beau portrait de Paloma Picasso au regard très pénétrant qui illustrait les publicités au moment de sa sortie. Un vrai parfum de femme artiste !

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par Titi(ne !), le 9 octobre 2017 à 16:43

Bonjour Adina76,

Merci infiniment pour votre mot de bienvenue sur Auparfum ! Je me souviens également de cette photo de Paloma Picasso, bijoutée, avec gants noirs et chapeau démesuré, le tout en noir et rouge, comme l’emballage du produit.

S’il est vrai que ce parfum fait très "habillé", il s’accommode tout aussi bien d’un jean et d’une paire de sandales, cheveux au vent. Il devient alors un peu gitan, insoumis, et en cela, terriblement jeune et actuel, mais avec davantage d’échine que les sucreries proposées par les parfumeurs qui se croient "in".

Les femmes, comme les hommes d’ailleurs, ne sont pas faites en chocolat. Paloma Picasso, comme les autres grands de sa catégorie, est un parfum féministe.

Que vivent longtemps les chypres !

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par Farnesiano, le 9 octobre 2017 à 17:12

Bonsoir Adina76 et Titi (ne !) Je n’ai pu résister à l’envie, qui me titillait depuis la lecture de vos billets, d’aller sentir ce Paloma Picasso, ce " parfum " puisqu’il faut bien me résoudre à l’appeler ainsi. C’est plus qu’un parfum : ce Paloma Picasso s’est révélé une véritable bombe olfactive, d’une sauvagerie sans nom en tout cas dans la première heure de son évolution. De quelle version parlez-vous, EdT ou EdP ? La parfumerie ne proposait que le testeur EdP, celui qui se vend le mieux. Sur mouillette comme sur la peau, le jus s’est révélé terriblement masculin : plus que le superbe Aromatics Elixir (pour moi un chef-d’œuvre absolu) et le cajolant et très persuasif Agent Provocateur, me sont immédiatement revenus en mémoire Bel Ami d’Hermès, Jules de Dior et surtout, par la profusion de notes, le trop oublié Antæus de Chanel. Il m’aura fallu attendre assez longtemps avant de percevoir la richesse ensorcelante du fond, quand l’animalité perd un peu de son agressivité et se fait d’une douceur chaleureuse, confortable, faussement intime cependant car toujours bien présente. Une révélation des années 80 que l’article d’Opium décrit à merveille. J’avais souvent senti ce P. P. à la va-vite, sans m’y attarder vraiment. Aujourd’hui, et grâce à vous, je l’explore, conquis ! Bonne soirée.

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par Adina76, le 12 octobre 2017 à 08:58

Cher Farnesiano,
Je suis ravie que la re-découverte de Paloma Picasso vous ait enthousiasmé. C’est un plaisir très particulier que de trouver soudainement beaucoup d’attraits à un parfum qui ne nous avait pas particulièrement touché lors d’une première "rencontre". J’ai l’impression - juste ou erronée, qui sait ? - que cela se produit surtout avec les chypres et ce pour deux raisons : c’est une famille de parfums qui ne se laisse pas facilement apprivoiser et peut même rebuter les adeptes récents du parfum - ce que vous n’êtes assurément pas mais que vous étiez peut-être la première fois. Les chypres sont de grands séducteurs mais un peu exigeants ! La deuxième raison me semble effectivement liée à l’expérience - ou qui sait ? Est-ce une question d’âge ? - mais je remarque dans mon cas que j’étais totalement réfractaire voire repoussée par eux dans mes jeunes années. Il faut du temps, une certaine éducation olfactive ou maturité pour en devenir "accro". Je n’ai ainsi connu qu’une seule jeune femme de 20 ans qui appréciait Cabochard et elle me faisait alors l’effet d’une extra-terrestre ! Mais revenons en à Paloma Picasso : je n’en connais que l’eau de parfum et elle me semble si parfaite que je n’ai pas encore eu la tentation de chercher à connaître l’eau de toilette. Une remarque sur la version vintage : j’ai écrit par ailleurs que la note de tête était différente. Je dois nuancer mon propos : ce n’est pas seulement dans les premiers temps qu’apparaissait une note "chantant" haut et clair légèrement dissonnante. Elle perdurait dans le temps. Peut-être était ce la coriandre ou l’angélique citées dans la composition du parfum. Les premiers temps passés avec mon flacon de 2011, j’ai regretté la disparition de cette note. Et très rapidement, j’ai fini par préférer la nouvelle version que je trouvais finalement plus confortable et contemporaine dans le bon sens du terme. Rares sont les reformulations réussies voire supérieures à l’original. Autant le mentionner. ... Cela dit je ne sais pas comment est la version actuelle. Mais ce que vous en écrivez est plutôt rassurant.

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par rose de nuit , le 20 octobre 2017 à 07:37

Je suis intriguée par ce parfum que j’ai senti un peu rapidement mais jamais porté. Il semble qu’il existe plusieurs versions, plusieurs bouteilles, etc... je suis un peu perdue quand je le recherche sur internet. Pouvez - vous me conseiller une version en particulier et dans quelle bouteille...

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simba

par simba, le 8 octobre 2017 à 18:18

J ’adore ce parfum, qui est un achat relativement récent. Je ne pense pas qu’il devrait être comparé à Aromatics Elixir. Car bien que tous les deux Chypre, ils ne se ressemblent pas. Le Paloma est moins "rentre dedans" (Je possède une version récente ). Il est classe, avec un caractère très affirmé. Pour ma part, je ne parviens pas à déceler une note plus qu’une autre. C’est un merveilleux fondu, très charnel.

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Habanita

par Habanita, le 8 octobre 2017 à 08:13

Je suis étonnée du peu de commentaires concernant Paloma. Même reformulée, l’EDP est belle avec une très bonne tenue et à chaque mouvement, l’entourage peut en humer le sillage imposant mais pas gênant.
Il m’est difficile de distinguer une note plus qu’une autre.
En tout cas, tant que Paloma aura cette sublime aura, je le porterai.

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par Adina76, le 8 octobre 2017 à 08:58

Bonjour Habanita !
je vis toujours sur mon flacon acheté en 2011. Votre information me réjouit ! Oui Paloma Picasso est vraiment somptueux et très agréable à porter : un vrai chypre fleuri, extrêmement élégant et confortable. Je l’aime mille fois plus qu’Aromatics Elixir pourtant de la même famille. Paloma Picasso est très présent mais pas étouffant avec cette fantastique richesse olfactive typique des années 80 mais qui reste intemporelle. Soir de Lune est son digne descendant je trouve. Comme dirait Jicky - quel dommage de ne plus le lire ces derniers temps sur Ap ; il me manque ! - vive l’odorat !

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par Aberystwyth, le 9 octobre 2017 à 12:18

A moi aussi Jicky me manque... Et d’autres aussi, un ours en particulier...

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par Habanita, le 14 octobre 2017 à 06:31

Bonjour Adina,
Je lui trouve toujours du "coffre" mais il n’est plus la bombe explosive du passé :)
Faites moi savoir ce que vous pensez de la nouvelle reformulation svp lorsque vous en aurez le temps.
En ce qui me concerne, j’ai du mal avec Aromatics Elixir ; je peux l’apprécier sur d’autres personnes (rarement) mais sur moi, impossible.
Bonne journée.

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par Adina76, le 19 avril 2018 à 08:30

Bonjour Habanita !
Et tout d’abord pardonnez moi pour ce retour très tardif. Je viens de recevoir un flacon d’EDP de Paloma Picasso commandé sur un site américain bien connu. Et quelle émotion ! Alors oui, il n’a peut-être plus la puissance atomique d’antant - et ce n’est finalement pas un mal - mais franchement il est encore éblouissant. Dans un monde où les parfums s’affadissent, il fait quasiment figure de survivant flamboyant. Peut être a-t-il un peu perdu de sillage (s’il faut lui trouver un défaut), mais c’est toujours une splendeur totalement irrésistible sur la peau.
Pour moi un des plus sublimes parfums qui soit. Tout n’est pas perdu ! Me voilà requinquée après tant d’expériences olfactives décevantes ces derniers temps !

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par Habanita, le 19 avril 2018 à 11:19

Bonjour Adina,

Merci pour votre retour.
Je suis d’accord avec vous concernant son sillage, amoindri mais toujours plus puissant que la plupart des parfums mainstream actuels. Je reviens aujourd’hui de chez MarioNosepho... Ho la claque ! J’ai testé moult jus ; rien à faire. Plus rien ne me plaît (et l’heure bleue 2017 étant tellement affadie, plus question de l’acheter). Je crois que je vais de voir sortir de ma ville de Province pour aller tester (plus prudent avant un achat vu les prix pratiqués de nos jours) les parfums Nicolaï (Sacrebleu et New York me font de l’oeil), Etat libre d’orange... Bref les parfums de "niche" qui ne coutent pas 300 ou 500 euros.
Ce matin mon nez a été saturé de sucre et de parfums dilués, je suis repartie... sans rien. Je continue de donner certains de mes parfums et d’en épuiser d’autres.
Et bien sûr je pense toujours au do it yourself, plus que jamais vu ce que le parfum est devenu.
Alors vous lire me réconforte, Je ne me suis pas trompée, Paloma est toujours beau et opulent.
Merci et belle journée.

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Romus

par Romus, le 4 janvier 2017 à 13:48

Bonjour,
j’ai une question pour tous :)
sauriez-vous dater la reformulation de Paloma Picasso ?
Merci

Romus

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par Messapia, le 29 mars 2016 à 14:43

Un merveilleux parfum, porté à 20 ans, année de sa sortie. Certains parfums, comme celui-ci, méritent des peaux jeunes.
Je ne sais pas quel est son état aujourd’hui. Je ne veux même pas le savoir.
Je possède l’extrait sorti en 1985 et cela me suffit.

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par Dorothée, le 9 septembre 2015 à 18:00

Ce parfum est ma drogue. Je le porte depuis les années 90, après avoir porté un peu coco de chanel et samsara. Depuis mes 20 ans, chaque fois que j’avais un Rv important, une échéance difficile, je l’ai mis et je me sentais invincible. Je pense que l’ylang et le jasmin joue pour beaucoup mais pas que. Ca fonctionne toujours ! Je n’arrive pas à l’abandonner. J’adore aller sentir les nouveaux parfums, comme les crus en vin, chaque année. Mais je remets le nez dessus et c’est de nouveau l’enchantement. Avec lui je me "sens" moi.
Je sais que c’est vrai pour beaucoup de parfums, mais je trouve qu’il change vraiment suivant la personne qui le porte. Impossible d’en vouloir à celle qui le porte. On dirait qu’il épouse chaque personnalité, se love sur chaque peau et prend une couleur différente. A chaque fois, je m’arrête en me disant : je connais ce parfum ! Il faut absolument que je demande son nom...!
Vraiment, il ne faut pas que ce parfum disparaisse et si je peux contribuer à cela, je le ferais volontiers. Je ne trouve plus les recharges de vapo de sac, ni les produits de douche, etc.
Avez vous une adresse ?
PS : coté homme, il y a un parfum de la même époque qui m’attire toujours irrésistiblement : Jules de Dior... lui aussi en voie de disparition. Quel dommage.

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xxerus

par xxerus, le 29 mai 2013 à 23:29

Bonjour Opium,
Merci pour ce superbe article qui a attiré toute mon attention !
Connaitrais tu la différence entre ce "Paloma Picasso" et "Mon parfum" qui est sorti à peu près un an après ? Sont-ils tous deux unisexes à ton avis ?

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par Opium, le 29 mai 2013 à 23:58

Bonsoir Xxerus.
Bon retour parmi nous, j’espère que tout était à la hauteur de tes attentes au Grasse Perfumery Institute ? ;-)
Content de te relire à nouveau ici. ;-)))

 

Je tente de te répondre dans d’autres onglets, ainsi qu’aux autres (Newyorker par exemple), demain si je le peux. Là, après ma réponse "opiumesque" dans Dries à propos de la niche et de la parfumerie en général et de certains de leurs travers, je suis "un peu fatigué"...
Mais, je tenais à te passer un coucou rapide après tous ces mois. ;-)

 

Pour répondre à ta première interrogation, Paloma Picasso et Mon Parfum Par... semblent être les mêmes parfums. Le second intitulé étant le nom d’origine du parfum, pas conservé car il ne devait pas être suffisamment vendeur.
Si je dis des bêtises, n’hésitez pas, auparfumistes, à intervenir. ;-)

 

Pour répondre à ta seconde interrogation, cette "Anthea" me semble, et je ne suis pas le seul à le penser, au vu de ce qui existe aujourd’hui en termes de parfums, tout à fait "mixte" et appropriable par un homme. Je l’ai senti sur Incense qui intervient parfois ici, et, ça ne dénotait pas du tout sur lui avec toutes les notes chyprisantes moussues et animales. Cela ne surprenait, en fait, que par sa beauté. ^^

 

A très vite.
Opium

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ericgmd

par ericgmd, le 19 avril 2013 à 23:19

Bonjour Opium,
Je me souviens que ma mere a porte’ ce parfum pendant une certaine periode des annees 80. Mais je n’etais pas amateur ni connaisseur en parfums a l’epoque et considerais les parfums comme appartenant a l’une des 3 categories suivantes :
1- Des colognes fraiches pour toute la famille style Jean Marie Farina ou 4711.
2- Le parfum de maman qui etait porte’ en continu jusqu’a a la fin du flacon. Il variait d’un an a l’autre selon les lancements. En plus de Paloma Picasso, il ya eu la periode Coco de Chanel, la periode Samsara etc. Bref des bombes si loin des patchoufruits actuels.
3- Et enfin l’eau de toilette de papa. Mais celle ci variait en fonction des cadeaux de Noel qu’il recevait et non de son choix personnel. Antaeus etait roi et Bel Ami sentait si fort a l’epoque. Je detestais ce dernier car il me piquait les narines en le sentant sur lui, meme en fin de journee.
(Je tiens a dire qu’actuellement il fait partie des chef-d’oeuvres parmi les perfumistas)
Bref ma famille etait le prototype marketing ideal de l’epoque. Et cela avant que les geants somme L’Oreal et LVMH ne s’apercoivent d’une existence d’une certaine "demande" ou "opportunite’" comme ils disent et qu’ils pourraient combler par des centaines de lancements par annee.
Je suis Americain et je vis aux USA. Les parfum Paloma Picasso ne sont plus distribues dans mon pays a part dans les discount shops ou en ligne.
J’ai apercu dernierement ce parfum a des prix ridiculement bas. Nous avons une chaine geante qui stocke les marques sans aucune regle et selon les stocks. Pour avoir une idee, M7 d’YSL (l’original !) y etait brade’ a moins de $25 en 2007 (soupir)
Paloma Picasso y est present en grande quantite. Ce qui veut dire probablement que L’Oreal s’en debarrasse (Perfumistas faites vos conclusions ! sera-t-il le prochain Mystere de Rochas ?!)
Alors et j’ai craque’ pour un flacon d’eau de parfum de 50 mL dont le prix a baisse de $30 jusqu’ a $15.
Tout d’abord, la reformulation est evidente dans la version courante. Et les effluves animales et persistentes d’antan ont bien disparu. Mais l’ADN de ce parfum reste bien la.
A present je le considere comme un parfum d’essai, ou d’experience en quelque sorte. Je le savoure souvent sur mouillette car je le trouve difficile a porter personnellement.
Mais ce qui est frappant c’est l’evocation d’un parfum masculin et non feminin qu’il me fait.
Comme si nos gouts s’etaient renverses a 100% depuis les annees 80.
Je pense que s’il existait aujourd’hui en parfum d’ambience ou en bougie, il serait delicieux.
Merci de l’avoir revu sur auparfum.
Eric

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par Opium, le 12 mai 2013 à 22:17

Bonsoir Ericgmd.

 

Je tiens à vous remercier pour votre évocation émouvante de ces parfums du passé et d’un bout de votre histoire personnelle avec, donc, les parfums surtout.
Quelle que soit celle, des trois catégories de parfums passés évoquées par vous, colognes fraîches (que, moi, je considérais souvent comme ennuyeuses comme un jour de pluie), parfums de maman ou ceux de papa qu’il ne choisissait pas mais recevait pour Noël, que de jolis noms évoqués ! Paloma Picasso donc, mais, aussi... Coco, Samsara (Oui, ce sont bien des "bombes si loin des patchoufruits actuels" !) ; Antaeus, Bel Ami (dont je comprends tout à fait qu’on ait pu ne pas l’aimer, le trouver "trop", d’autant plus que vous êtiez plus jeune et que, effectivement, Bel Ami était plus rentre dedans dans le passé qu’aujourd’hui - où on a bien voulu, au moins, repasser un peu son polo de rugbyman en lui faisant prendre un régime anti-testostérone en réduisant la tête du parfum qui était un poil plus envahissante -, pour finalement changer d’opinion depuis et se rendre compte du chef d’œuvre dont il s’agit et qu’il est un peu brutal, une sorte de bête de somme, mais, foutrement séduisante...).

 

Ericgmd, je vous avoue franchement que j’espère que vous vous trompez et que la moindre disponibilité de Paloma Picasso ainsi que le massacre effectué sur ses tarifs aux USA ne signifie pas, comme pour M7, sa "liquidation" future. Eh oui, j’aime, parfois, me bercer d’illusions... Mais, avec la chance que j’ai, parfois, et au vu de certains événements passés récents concernant mes publications, on peut craindre le "pire". Ce ne sont pas des articles que je rédige, mais des requiems... Bref. #eauduciel *soupire*
En tous les cas, au vu des tarifs que vous avez annoncés, il y a de vraies bonnes affaires à réaliser aux USA, pays où les parfums sont déjà bien moins chers qu’en France. Les Estée Lauder y défient toute concurrence ! Quoi qu’il en soit, vous avez eu bien raison de craquer !

 

Vous précisez à propos de ce parfum que la "reformulation (est) évidente : Et les effluves animales et persistantes d’antan ont bien disparu. Mais, l’ADN de ce parfum reste bien là". Or, pour moi qui n’ai connu Paloma Picasso que vaguement dans le passé, sans qu’il ait été porté par un membre de ma famille très proche, je le trouve encore bien bestial, à la limite de l’importable presque. La civette, probablement synthétique actuellement, y est comme criarde, hurlante, tapageuse, racoleuse. Pas en finesse en somme. Alors, dans le passé, ce devait être quelque chose ! ;-p
Ce parfum expérimental, "d’essai", serait presqu’un parfum que l’on observe plutôt qu’on le porte.

 

Pourtant, pour l’avoir senti il y a quelques temps sur Incense lors de la remise de prix de l’Olfactorama que quelques accolytes et moi-même avons tenté de mettre en place (Incense est adorable et drôle par ailleurs : Coucou À toi si tu nous lis !), la facette animalisée, mise en sourdine il est vrai, laissait place aux inflexions vertes chyprées. J’ai pensé qu’il portait Jean-Louis Scherrer, qu’il avait dans son sac (comme quoi, en sus, il a très bon goût ! ^^), alors que c’était le bien plus animal, quoique tout aussi "mixte", Paloma Picasso. Finalement, il est tout à fait sociable et plutôt bien élevé ce "Gifoutou" si 80’s ! ;-) [Fin du Moment de "Racontage de Life"...]

 

A propos de mixité, il est vrai que les goûts actuels semblent avoir été bouleversés à 100 % depuis les années 80 : les hommes seraient, probablement, le public ciblé par cette "Antea, si proche selon moi, de Jules ou d’Antaeus que vous citez, justement, Ericgmd.

 

Écrire cet article a été un réel plaisir.
Merci à vous pour vos compliments, mais, aussi et surtout, merci à vous, qui êtes si loin et qui nous lisez depuis les USA de l’autre côté de l’Atlantique et avez bien voulu partager avec nous un bout de votre histoire à vous.
A bientôt.
Opium

 

Et, zouhhh, des étoiles pour ce monument décadent...

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Adina76

Adina76

a porté Paloma Picasso le 9 novembre 2021

Nectars favoris : Ysatis, Calèche, Chamade, Miss Dior (l’originale), Misia, Arpège, Cabochard, Paloma Picasso, Mon Parfum chéri, Fidji, l’Air du Temps Mes regrets : Nina (1986), Fleurs de fleurs, l’Or (...)
Sa note :
Adina76

Adina76

a porté Paloma Picasso le 10 octobre 2021

Nectars favoris : Ysatis, Calèche, Chamade, Miss Dior (l’originale), Misia, Arpège, Cabochard, Paloma Picasso, Mon Parfum chéri, Fidji, l’Air du Temps Mes regrets : Nina (1986), Fleurs de fleurs, l’Or (...)
Sa note :
Adina76

Adina76

a porté Paloma Picasso le 9 octobre 2021

Nectars favoris : Ysatis, Calèche, Chamade, Miss Dior (l’originale), Misia, Arpège, Cabochard, Paloma Picasso, Mon Parfum chéri, Fidji, l’Air du Temps Mes regrets : Nina (1986), Fleurs de fleurs, l’Or (...)
Sa note :
Farnesiano

Farnesiano

a porté Paloma Picasso le 5 octobre 2021

* Passionné par le monde des odeurs, je sens mon amour du parfum grandir de jour en jour. Des grands classiques aux parfums de niche ou plus exactement parfums d’auteurs, sans négliger certains (...)
Sa note :
Tamango

Tamango

a porté Paloma Picasso le 13 février 2021

laprincesseaupetitpoids

laprincesseaupetitpoids

a porté Paloma Picasso le 24 décembre 2020

Sa note :
Farnesiano

Farnesiano

a porté Paloma Picasso le 14 octobre 2020

* Passionné par le monde des odeurs, je sens mon amour du parfum grandir de jour en jour. Des grands classiques aux parfums de niche ou plus exactement parfums d’auteurs, sans négliger certains (...)
Sa note :
Farnesiano

Farnesiano

a porté Paloma Picasso le 19 novembre 2019

* Passionné par le monde des odeurs, je sens mon amour du parfum grandir de jour en jour. Des grands classiques aux parfums de niche ou plus exactement parfums d’auteurs, sans négliger certains (...)
Sa note :
Farnesiano

Farnesiano

a porté Paloma Picasso le 21 juin 2019

* Passionné par le monde des odeurs, je sens mon amour du parfum grandir de jour en jour. Des grands classiques aux parfums de niche ou plus exactement parfums d’auteurs, sans négliger certains (...)
Sa note :
Farnesiano

Farnesiano

a porté Paloma Picasso le 15 mai 2019

* Passionné par le monde des odeurs, je sens mon amour du parfum grandir de jour en jour. Des grands classiques aux parfums de niche ou plus exactement parfums d’auteurs, sans négliger certains (...)
Sa note :

Ninlil

a porté Paloma Picasso le 18 février 2019

Demian

Demian

a porté Paloma Picasso le 7 décembre 2017

Sa note :

Titi(ne !)

a porté Paloma Picasso le 9 octobre 2017

Je suis "chypre", très "chypre"... J’ai tour à tour porté Cabochard de Grès, Coriandre de Jean Couturier, Eau du soir de Sisley, et actuellement Paloma Picasso. J’ai aussi de l’affection pour l’Eau de (...)
Sa note :
Habanita

Habanita

a porté Paloma Picasso le 8 octobre 2017

Sa note :
Habanita

Habanita

a porté Paloma Picasso le 19 septembre 2017

Sa note :
Habanita

Habanita

a porté Paloma Picasso le 10 septembre 2017

Sa note :

mosaique

a porté Paloma Picasso le 27 septembre 2016

Amoureuse des parfums depuis qu’une de mes tantes m’a offert, alors que j’étais une petite fille d’une dizaine d’année, un flacon de Jean Patou dont j’ai oublié le nom. Le flacon était doux comme un (...)
Sa note :

boisseau

a porté Paloma Picasso le 4 mai 2016

lorelei

a porté Paloma Picasso le 30 novembre 2015

Sa note :

kinou

a porté Paloma Picasso le 22 novembre 2015

lorelei

a porté Paloma Picasso le 26 septembre 2015

Sa note :

lorelei

a porté Paloma Picasso le 13 septembre 2015

Sa note :

Dorothée

a porté Paloma Picasso le 9 septembre 2015

lorelei

a porté Paloma Picasso le 30 juillet 2015

Sa note :

lorelei

a porté Paloma Picasso le 13 juin 2015

Sa note :
Lanou

Lanou

a porté Paloma Picasso le 24 avril 2015

Lanou

Lanou

a porté Paloma Picasso le 9 février 2015

Lanou

Lanou

a porté Paloma Picasso le 20 janvier 2015

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